Le 30 mai prochain, la Puskas Arena de Budapest sera le théâtre de la finale de Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal, un événement attendu par des milliers de supporters. Cependant, avant même de penser au coup d'envoi, une réalité brutale s'impose : rejoindre la capitale hongroise pour ce rendez-vous historique coûte une fortune.
Les chiffres hallucinants du coût du déplacement pour les fans
Ce sont les fans anglais qui paient le prix fort. Selon une étude, un aller-retour depuis Londres sur un week-end de finale, couplé à deux nuits d'hôtel, revient en moyenne à 5 000 euros. Les vols directs depuis Luton, Stansted ou Gatwick avec les compagnies low-cost atteignent en moyenne 1 178 livres, contre 166 livres la semaine suivante pour le même trajet. L'inflation est de plus de 1 000% sur sept jours.
Pour l'hébergement, c'est pire encore : la nuit d'hôtel en centre-ville grimpe jusqu'à 1 400 livres, soit une hausse de 1 323% comparée aux tarifs de la semaine d'après. Du côté parisien, la situation n'est guère plus simple. Le PSG a révélé les modalités d'accès aux billets : sur les 17 200 places attribuées par l'UEFA aux supporters parisiens, le club procède en trois phases de vente réservées exclusivement à ses abonnés.
La fête déjà gâchée ?
Le paradoxe est saisissant : pour Arsenal, c'est la première finale de Ligue des champions en vingt ans. Pour le PSG, c'est la confirmation d'un statut de grand d'Europe enfin stabilisé. Des deux côtés, la demande est écrasante, et l'offre structurellement insuffisante. L'UEFA n'alloue que 17 200 places par finaliste dans un stade de 67 000 spectateurs : le reste part dans les quotas commerciaux et institutionnels, loin des supporters. Budapest sera donc une fête pour quelques milliers de privilégiés, et une frustration pour des dizaines de milliers d'autres.
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