Le Mondial 2026 est à six semaines de son coup d'envoi, et le feuilleton du forfait possible de l'Iran continue de faire parler. Une voix bien informée sur le fonctionnement interne de la FIFA, Evelina Christillin, ancienne membre supplémentaire de l'UEFA au Conseil de la FIFA, a récemment exprimé son avis sur la question. Et son propos a surpris plus d'un : la Palestine pourrait être une alternative crédible pour remplacer l'Iran.
La proposition de Christillin
Evelina Christillin a rappelé que l'article 6.7 du règlement de la Coupe du Monde 2026 donne à la FIFA une totale latitude pour décider d'un éventuel remplacement. Mais c'est sa suggestion personnelle qui a retenu l'attention : « Permettez-moi une suggestion du cœur : l'an dernier, sur un penalty plutôt inexistant à la 97e minute, la Palestine a été éliminée par Oman. Ce serait un beau geste de repêcher la Palestine en ce moment. » Cette suggestion est basée sur un fait vérifiable : le 10 juin 2025, la Palestine menait 1-0 contre Oman dans le temps additionnel quand un penalty très contesté a permis à Oman d'égaliser et de se qualifier.
Un geste humanitaire ou une décision sportive ?
La fédération palestinienne avait officiellement protesté auprès de la FIFA et de l'AFC après cette décision. Christillin, en qualifiant ce penalty de « plutôt inexistant », donne une légitimité sportive à sa proposition, au-delà de la seule dimension humanitaire. Mais son propos est également une critique envers l'Italie, qui pourrait être l'autre candidate pour remplacer l'Iran. Christillin juge « humiliant » pour une nation quadruple championne du monde de se voir offrir une qualification de la sorte : « Penser se qualifier à la dernière minute parce qu'une autre nation ne peut pas jouer, c'est un peu humiliant. »
Les options en présence
L'Italie ou les Émirats arabes unis restent les options les plus probables sur le papier pour remplacer l'Iran. Mais la suggestion de Christillin a le mérite de rappeler que le football, parfois, peut aussi faire un geste au-delà du sport. Le Conseil de la FIFA aura le dernier mot sur cette question. La décision finale sera prise en compte de plusieurs facteurs, notamment les règlements de la Coupe du Monde et les intérêts des différentes parties prenantes.
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