Vincenzo Italiano s'apprête à vivre un nouveau grand rendez-vous. Ce lundi soir, son équipe de Bologne affrontera Naples en finale de la Supercoupe d'Italie, une première historique pour le club émilien. Pour le technicien de 48 ans, il s'agira de sa cinquième finale de coupe en seulement quatre ans, confirmant ainsi son statut de spécialiste des compétitions à élimination directe.
Un parcours forgé dans l'adversité
Pour atteindre cette finale, Bologne a dû éliminer l'Inter Milan en demi-finale. Après avoir concédé l'ouverture du score de Marcus Thuram, les Rossoblu ont égalisé par Riccardo Orsolini sur penalty avant de s'imposer lors de la séance de tirs au but. Cette qualification fait suite à leur victoire en Coupe d'Italie la saison dernière face au Milan AC, un premier titre majeur remporté après 51 années d'attente.
La trajectoire d'Italiano dans les coupes est remarquable. Avant son arrivée à Bologne, il avait déjà conduit la Fiorentina à trois finales consécutives : deux en Ligue Europa Conférence (2023 et 2024) et une en Coupe d'Italie (2023). Malgré des défaites face à West Ham United, à l'Olympiacos en prolongation, et contre l'Inter (2-1), ces performances ont dépassé toutes les attentes, notamment au regard des difficultés actuelles du club florentin.
Une reconnaissance méritée
À 48 ans, Vincenzo Italiano construit patiemment une réputation de fin tacticien, particulièrement redoutable dans le format coupe. Sa capacité à préparer des matchs décisifs et à tirer le meilleur de son effectif dans les moments clés fait de lui l'un des entraîneurs les plus sous-estimés du football italien.
La finale de lundi contre Naples représente donc plus qu'un simple match. C'est l'occasion pour Italiano de transformer l'essai et de décrocher un deuxième trophée en moins d'un an avec Bologne, tout en confirmant son expertise unique dans l'art des finales.
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