L'affaire des insultes racistes présumées subies par Vinicius Junior lors du Real Madrid - Benfica continue de faire des vagues. Alors que l'UEFA a ouvert une enquête, les réactions au Portugal, notamment dans certains médias, contrastent fortement avec l'indignation générale observée en Espagne et en Europe.
Une comparaison historique jugée scandaleuse
Parmi les prises de parole les plus controversées, celle du journaliste portugais Joao Queiroz sur CMTV a provoqué un tollé. Pour tenter de relativiser l'accusation de racisme portée contre le joueur de Benfica Gianluca Prestianni, ce dernier a évoqué le soutien historique du dictateur Francisco Franco au Real Madrid. Son argument, selon lequel le club madrilène ne pourrait donc pas se plaindre de racisme aujourd'hui, a été perçu comme une tentative de diversion aussi absurde que malvenue.
Cette instrumentalisation de l'histoire a été vivement critiquée sur les réseaux sociaux, beaucoup pointant du doigt l'incohérence et le manque de pertinence d'un tel rapprochement. Le débat sur les liens complexes entre le franquisme et le football espagnol est un sujet sérieux, mais son utilisation pour minimiser des accusations contemporaines de racisme est considérée comme totalement déplacée.
Le soutien du club de Benfica à son joueur
Dans le même temps, l'entourage de Benfica, y compris son entraîneur, a apporté son soutien à Gianluca Prestianni, qui maintient son innocence. Des doutes ont été émis publiquement sur la version des faits rapportée par Kylian Mbappé, témoin de la scène aux côtés de Vinicius.
Par ailleurs, des vidéos montrant des gestes racistes de supporters benfiquistes en tribune à l'encontre de l'attaquant brésilien ont circulé. À ce stade, le club portugais n'a pas officiellement condamné ces agissements spécifiques, ce qui ajoute à la tension autour de cette affaire déjà très inflammable.
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