La tension est palpable autour de Tottenham Hotspur. Pour faire face à une colère grandissante au sein de sa base de supporters, le club londonien a considérablement renforcé les mesures de sécurité entourant ses principaux dirigeants lors des matchs à l'extérieur, selon des informations concordantes.
Des dirigeants protégés des confrontations
L'ambiance s'est particulièrement dégradée lors de récents déplacements, comme la défaite à Bournemouth (3-2) ou le nul à Burnley (2-2). Pour éviter tout incident, les membres du conseil d'administration et les cadres dirigeants sont désormais escortés par un service de sécurité étoffé et empruntent systématiquement des entrées privées, les maintenant à distance des supporters voyageurs.
Une grogne qui dépasse le simple terrain
Cette défiance ne se limite pas aux relations entre la direction et les tribunes. Elle a même débordé sur le terrain à plusieurs reprises cette saison. Après le revers contre Bournemouth, des altercations verbales ont opposé des joueurs comme Micky van de Ven et Pedro Porro à des supporteurs mécontents. L'entraîneur Ange Postecoglou avait lui-même connu des échanges tendus avec le public la saison dernière.
Les griefs des fans sont multiples : prix des billets jugés trop élevés, stratégie sportive et de recrutement perçue comme manquant d'ambition. Le mouvement de protestation « Change for Tottenham » réclame même un changement radical de propriété et d'orientation du club.
Le paradoxe d'une saison en deux temps
La situation est d'autant plus frustrante que le club vit une saison schizophrénique. En Championnat, les Spurs naviguent en milieu de tableau, à une inquiétante 14e place, avec seulement deux victoires en quatorze rencontres. Ils sont déjà éliminés de toutes les coupes nationales.
À l'inverse, l'équipe brille en Ligue des Champions. Quatrième meilleure formation de la phase de groupes, Tottenham s'est qualifié pour les huitièmes de finale en dominant l'Eintracht Francfort (2-0) cette semaine. Cette performance européenne constitue une lueur d'espoir, mais elle ne suffit pas à apaiser les craintes d'une lutte pour le maintien, qui maintiennent la pression à son maximum sur la direction.
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