L'élimination du Borussia Dortmund en Coupe d'Allemagne face au Bayer Leverkusen a immédiatement placé Niko Kovac sous le feu des projecteurs. L'entraîneur a dû justifier un choix d'équipe qui a fait grand bruit : la mise sur le banc de son attaquant titulaire, Serhou Guirassy.
Une décision tactique, selon Kovac
Dès la publication des compositions d'équipe, l'absence de l'attaquant guinéen a suscité l'interrogation. Beaucoup y ont vu une conséquence directe d'un incident survenu quelques jours plus tôt en Bundesliga, où Guirassy avait refusé de serrer la main de son entraîneur en quittant le terrain. Niko Kovac a catégoriquement rejeté cette interprétation.
Face aux caméras de Sky Germany, le technicien a présenté cette décision comme un choix positif en faveur de Fabio Silva, soulignant les bonnes performances récentes du Portugais. Il a insisté sur le fait que cette rotation n'avait aucun lien avec les événements récents, cherchant ainsi à couper court aux spéculations médiatiques.
Une polémique rapidement désamorcée
Le contexte, révélé par d'autres sources, indique que l'incident du week-end avait effectivement créé des tensions. Serhou Guirassy serait d'ailleurs venu présenter ses excuses à son entraîneur de sa propre initiative, un geste qui a permis d'apaiser la situation. Kovac aurait qualifié cet épisode de premier du genre impliquant le joueur, précisant qu'ils en avaient discuté entre adultes.
Lors de la conférence de presse d'après-match, les questions se sont également portées sur le changement de schéma tactique. Le passage d'un 3-3-2-2 à un 3-4-3 a entraîné la titularisation de Carney Chukwuemeka et Jobe Bellingham, au détriment de cadres comme Julian Brandt et Marcel Sabitzer.
Pour défendre ses choix, Kovac a eu recours à un proverbe croate, suggérant qu'il est facile de critiquer a posteriori. Il a assumé la responsabilité de ses décisions, tout en reconnaissant que le jeune Chukwuemeka, bien qu'agile, avait parfois eu du mal à recevoir le ballon dans les zones dangereuses. L'entraîneur a concédé qu'avec le recul, on modifierait toujours quelque chose, mais qu'il fallait trancher avant le coup d'envoi.
Finalement, cet épisode aura mis en lumière la gestion d'un groupe de haut niveau, où les décisions sportives croisent inévitablement la dimension humaine. La réaction de Guirassy et les explications de Kovac semblent avoir tourné la page sur cette période de tensions.
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