Le pari monégasque tourne au casse-tête. Arrivé en octobre pour relancer la machine, Sébastien Pocognoli, le jeune entraîneur belge de 38 ans, peine désormais à convaincre. Les résultats alarmants et le jeu défaillant de son équipe placent sa position sous haute pression.
Une spirale négative inquiétante
Les statistiques sont sans appel pour l'ASM. Sur les huit dernières rencontres, tous tournois confondus, le club a concédé cinq revers. Parmi ces échecs, trois défaites lourdes de sens ont particulièrement marqué les esprits : contre Lyon (1-3), Lorient (1-3) et surtout un sévère 6-1 encaissé au stade Santiago Bernabéu face au Real Madrid. Cette débâcle espagnole est intervenue peu après le seul point positif récent, une victoire face au PSG fin octobre, sur laquelle l'entraîneur espérait s'appuyer.
Des problèmes structurels persistants
Au-delà des scores, le contenu des matches alerte. L'équipe apparaît prévisible en attaque et désorganisée en défense, montrant un manque de combativité flagrant. Les tentatives de Pocognoli pour rectifier le tir, comme le passage à un 4-2-3-1 à Madrid avec Ansu Fati en soutien de l'avant-centre, n'ont pour l'instant pas porté leurs fruits. L'animation globale et une tendance récurrente à concéder des buts évitables restent les principaux points noirs.
Un avenir incertain avant un rendez-vous capital
Dans ce contexte, la légitimité du discours de l'entraîneur est remise en cause. Pourtant, un ultime objectif majeur subsiste : la qualification pour les barrages de la Ligue des champions, qui passe par un bon résultat contre la Juventus la semaine prochaine. Un échec scellerait probablement le destin du technicien. Un départ précipité rappellerait alors le chaos de la saison 2018-19, où trois coachs s'étaient succédé sur le banc monégasque, et alimenterait les spéculations sur un possible retour d'Adi Hütter.
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