Le chapitre Roberto De Zerbi à l'Olympique de Marseille s'est brutalement achevé cette semaine. Arrivé en grande pompe à l'été 2024, l'entraîneur italien a été limogé après seulement dix-huit mois d'exercice, alors que son contrat le liait au club jusqu'en 2027. Cette décision, prise dans la foulée d'une élimination en Ligue des champions et d'une lourde défaite au Parc des Princes, relance le débat sur la stabilité du projet phocéen.
Un projet à trois ans réduit à néant
Sur les plateaux de Canal+, l'ancien international français Samir Nasri n'a pas caché son amertume. Pour le consultant, le départ de De Zerbi symbolise un problème récurrent au sein du club marseillais : l'absence de continuité. Il souligne l'absurdité d'engager un technicien pour un projet triennal, de recruter des joueurs adaptés à sa philosophie, pour tout remettre en cause au bout d'un an et demi. Cette situation, selon lui, condamne le club à un éternel retour à la case départ, chaque nouvel entraîneur exigeant à son tour un nouveau groupe de joueurs.
Un entraîneur jugé trop émotif
Au-delà des questions de planification, Nasri a également pointé du doigt le comportement de l'ancien coach. Il a estimé que Roberto De Zerbi manquait parfois de la hauteur nécessaire à son poste, semblant vivre les matchs avec l'intensité d'un supporter plutôt qu'avec le recul d'un stratège. Cette sensibilité extrême aux résultats, notamment aux défaites, aurait nui à sa capacité à rebondir et à préparer sereinement l'équipe, créant une forme d'abandon préjudiciable au groupe.
L'OM déjà tourné vers l'avenir
La direction olympienne, elle, a déjà entamé sa mue. Habib Beye, l'ancien défenseur du club, apparaît comme le favori pour reprendre les rênes de manière permanente. En attendant une décision officielle, c'est Pancho Abardonado, secondé par Romain Ferrier, qui devrait assurer l'intérim sur le banc ce samedi pour la réception du Racing Club de Strasbourg au Vélodrome. Un nouveau départ qui, pour beaucoup, ressemble furieusement à une répétition d'un scénario déjà trop vu.
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