Les Pharaons ont décroché une première victoire aussi précieuse que laborieuse pour leur entrée dans la Coupe d'Afrique des Nations 2025. Opposée au Zimbabwe dans le groupe B, l'Égypte, septuple championne du continent, a dû s'armer de patience et de résilience avant de l'emporter 2-1, scellant le succès dans les ultimes secondes de la rencontre.
Un réveil douloureux pour le favori
Portée par son statut, l'Égypte a immédiatement pris les commandes des opérations, monopolisant le ballon et campant dans la moitié adverse. Cette domination territoriale n'a pourtant pas empêché un scénario contraire. À la faveur d'une contre-attaque rapide, le Zimbabwe a pris la défense égyptienne de vitesse. Prince Dube a été le parfait exécutant, ouvrant le score contre le cours du jeu autour de la vingtième minute.
Face à un bloc zimbabwéen très organisé et un gardien, Washington Arubi, en grande forme, les Égyptiens se sont heurtés à un mur. Malgré une pression constante et de nombreuses tentatives, la lucidité manquait devant le but. La frustration montait chez les hommes d'Hossam Hassan, accentuée par quelques décisions arbitrales qui n'ont pas joué en leur faveur. La mi-temps sonnait sur l'image d'un favori impuissant.
Salah, le sauveur de dernier recours
La seconde période a vu l'Égypte augmenter encore son intensité. La récompense est finalement arrivée à l'heure de jeu. Omar Marmoush a trouvé la faille pour ramener les deux équipes à égalité, redonnant un souffle à sa sélection. Les Pharaons ont alors tout misé sur l'attaque, tout en restant vulnérables aux contre-attaques adverses.
Alors que le match semblait se diriger vers un partage des points, l'expérience et la classe ont fait la différence. Dans les arrêts de jeu, le capitaine Mohamed Salah a surgi dans la surface de réparation pour inscrire le but décisif, offrant à son pays les trois points dans la douleur (90e+2). Ce but libérateur évite un faux départ catastrophique et rappelle une vérité du football africain : la supériorité technique ne suffit pas, il faut aussi savoir souffrir et saisir sa chance.
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