Un troisième match nul qui passe mal
La série de matchs sans victoire du Real Madrid en Liga s'est poursuivie ce week-end. Au Santiago Bernabéu, les hommes de Xabi Alonso ont été tenus en échec (1-1) par Girona, concédant ainsi un troisième résultat nul consécutif en championnat. Si la performance collective a manqué de mordant, l'attention s'est rapidement portée sur l'arbitrage de Ricardo De Burgos Bengoetxea, vivement critiqué par le club madrilène.
L'action de Rodrygo, point de cristallisation
Le principal litige est survenu en fin de rencontre. À la 80e minute, l'attaquant brésilien Rodrygo Goes est entré en contact avec le défenseur de Girona, Joel Roca, à l'intérieur de la surface de réparation. L'arbitre central n'a pas estimé qu'il y avait faute et n'a pas pointé le penalty. Le système de VAR (Video Assistant Referee), consulté, a confirmé cette décision sur le terrain, laissant le Real Madrid frustré.
Cette action n'a été que la plus visible d'une série de situations litigueses évoquées après le match. Des médias proches du club ont également mentionné un contact sur Kylian Mbappé en première période, ainsi qu'une potentielle main d'un défenseur sur Vinicius Junior, autant d'occasions où une intervention vidéo était réclamée.
Real Madrid TV monte au créneau
Comme après le nul contre Rayo Vallecano début novembre, la chaîne officielle du club, RMTV, a servi de porte-voix à la colère madrilène. Son analyse post-match a été sans appel. Les commentateurs ont affirmé que l'équipe avait été lésée par des erreurs d'arbitrage répétées, privée de penalties évidents qui auraient pu changer l'issue des rencontres.
Le raisonnement est simple et direct : en additionnant les deux points potentiellement perdus contre Girona et les deux autres laissés en novembre contre Rayo, le Real Madrid se retrouverait avec quatre points de plus au classement. Un manque à gagner que la chaîne impute à des irrégularités dans l'application du règlement.
Des critiques qui s'étendent à l'arbitre et au VAR
La cible des reproches ne se limite pas à l'action de jeu. Le parcours de l'arbitre du jour, Ricardo De Burgos Bengoetxea, lorsqu'il officie pour des matches du Real Madrid, a été mis en avant et présenté comme émaillé d'erreurs préjudiciables au club blanc.
Plus grave encore, selon les critiques, le rôle du VAR est remis en question. Le fait que la salle vidéo n'ait pas invité l'arbitre à revoir les images des actions sur Rodrygo et Mbappé est perçu comme une défaillance du système censé corriger les erreurs manifestes. Cette absence d'intervention est jugée déterminante pour le résultat final.
Ces polémiques interviennent dans un contexte sensible pour le football espagnol, plusieurs mois après les révélations de l'affaire Negreira concernant les paiements du FC Barcelone à un ancien vice-président du comité d'arbitres. Certaines prises de parole, comme celle du journaliste Tomás Roncero, n'ont pas hésité à faire le lien, qualifiant l'arbitrage de ce match de « negreiresque ».
Une tension palpable dans le vestiaire
La frustration n'est pas cantonnée aux médias du club. Dans les coulisses, des joueurs ont laissé transparaître leur agacement. Le gardien Thibaut Courtois a évoqué des décisions « décisives » qui peuvent altérer le cours d'un match, tandis que Jude Bellingham avait déjà réagi avec véhémence après la rencontre contre Rayo Vallecano.
Pour le Real Madrid et son entraîneur Xabi Alonso, l'enjeu est désormais de retrouver le chemin de la victoire sur le terrain, tout en gérant cette pression externe liée à l'arbitrage. La lutte pour le titre en Liga se joue à quelques points près, et chaque décision contestée prend une ampleur considérable.
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