La colère était palpable dans la voix d'Eugen Polanski ce samedi. Le technicien du Borussia Mönchengladbach n'a pas caché son amertume après la lourde défaite (3-0) de son équipe sur la pelouse de l'Eintracht Francfort. Un revers qui enfonce un peu plus les « Poulains » dans une spirale négative, eux qui n'ont plus remporté la moindre victoire depuis six rencontres.
Une série noire qui inquiète
Après un début d'année 2026 prometteur avec un succès 4-0 face à Augsbourg, la dynamique s'est complètement inversée. Depuis, Mönchengladbach a enchaîné trois défaites sévères et trois matchs nuls peu convaincants. Avec seulement 22 points en 22 journées, le club a dégringolé à la 13e place et se retrouve à nouveau mêlé à la lutte pour le maintien. Les statistiques des six derniers matches sont éloquentes : 3 buts marqués pour 13 encaissés, signe d'une attaque inefficace et d'une défense trop fragile.
Polanski dénonce un manque de qualité
L'entraîneur a été sans appel dans son analyse. Il a estimé que cette défaite était « évitable », pointant un problème récurrent de finition. Son équipe a pourtant dominé certaines phases de jeu et créé des occasions, mais sans jamais être décisive dans les surfaces. Polanski a illustré son propos par une comparaison frappante : ses joueurs n'ont placé que trois tirs cadrés sur vingt tentatives, tandis que Francfort a fait bien mieux avec huit tirs au but sur douze.
Il a également critiqué des erreurs techniques basiques, comme des centres ratés vers les attaquants ou un temps de latence trop long avant de déclencher le tir. Pour lui, les solutions sont connues et travaillées à l'entraînement, mais le blocage est avant tout mental. Il mise sur une réussite précoce lors d'un prochain match pour débloquer ses troupes et retrouver de la clarté dans le jeu.
Un urgent besoin de réaction
La situation devient critique pour le Borussia. Le discours de Polanski, aussi franc soit-il, doit maintenant se traduire par une réaction immédiate sur le terrain. Les prochaines rencontres seront déterminantes pour sortir de la zone de turbulence et éloigner définitivement le spectre de la relégation. Le temps des regrets est révolu, place à l'action.
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