Le vent du changement souffle sur le Forez. Après un an seulement au poste, Eirik Horneland a été écarté de son rôle d'entraîneur de l'AS Saint-Etienne. La direction du club a pris cette décision radicale face à un début de saison loin des attentes, malgré un investissement financier supérieur à la plupart des adversaires en Ligue 2.
Une cinquième place jugée insuffisante
La position actuelle des Verts, à la cinquième place du championnat, n'est pas à la hauteur des ambitions affichées de remontée immédiate. La défaite récente face à Boulogne-sur-Mer (1-0) a servi de déclencheur final. Ce revers a plongé le stade Geoffroy-Guichard dans un climat tendu, nécessitant même une escorte de sécurité pour le technicien norvégien à la fin de la rencontre.
Dans un communiqué, la présidence du club a salué l'engagement et le sérieux dont a fait preuve Horneland durant son mandat, reconnaissant son profond respect pour l'histoire du club. Cependant, les résultats sportifs ont primé, conduisant à ce changement.
Montanier, l'homme de la situation
Pour relancer la machine, l'ASSE s'est tournée vers une figure expérimentée du football français : Philippe Montanier. Le choix n'est pas anodin. L'entraîneur français possède une connaissance intime de l'environnement stéphanois, ayant terminé sa carrière de joueur au club comme gardien remplaçant.
Mais c'est surtout son palmarès d'entraîneur qui a convaincu. Montanier est crédité d'avoir été l'architecte de la remontée en Ligue 1 du Toulouse FC, qu'il a ensuite consolidé durant plusieurs saisons dans l'élite. Son profil méthodique et son expérience des challenges de montée correspondent précisément à la mission urgente qui l'attend à Saint-Etienne.
La tâche est immense. Il devra rapidement redonner du dynamisme à une équipe sous-performante et répondre à l'impatience légitime d'un public et d'une direction qui visent exclusivement la Ligue 1.
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