Une semaine après avoir offert la Coupe d'Afrique des Nations au Sénégal, Pape Gueye porte un regard sans concession sur le moment qui a précipité la chute du Maroc. Le milieu de terrain de Villarreal, auteur de l'unique but de la finale, s'est exprimé sur le penalty manqué par Brahim Diaz à la 90e minute du temps réglementaire.
Un risque jugé inconscient
Pour le champion d'Afrique, la tentative de panenka du joueur du Real Madrid relevait d'une prise de risque extrême dans un contexte aussi tendu. Il a reconnu le talent technique de l'attaquant marocain mais a assuré qu'il n'aurait jamais osé un tel geste à ce stade décisif de la rencontre. Le Sénégalais a souligné à quel point la frontière entre le geste de génie et l'échec retentissant était mince dans un match de cette importance.
Le but d'une vie pour Pape Gueye
Sa frappe du gauche en début de prolongation, qui a scellé la victoire (1-0) et le deuxième titre continental du Sénégal après 2021, reste gravée comme le moment le plus important de sa carrière. Le joueur de 26 ans décrit ce but comme une libération collective, survenant après des minutes de confusion et d'interruption qui avaient semé le doute parmi les Lions de la Téranga. Malgré l'euphorie nationale, il refuse pour l'instant l'étiquette de légende, préférant se concentrer sur la suite de son parcours.
Retour à la réalité en Liga
Le retour au championnat espagnol a été plus rude. Titulaire avec Villarreal face au Real Madrid le 24 janvier, Pape Gueye a subi une défaite (2-0) dans un match marqué par l'entrée en jeu de Brahim Diaz et un doublé de Kylian Mbappé. Ironie du sort, l'attaquant français a lui-même réussi une panenka en fin de rencontre, un geste qui a résonné comme un écho aux événements de Rabat.
L'apaisement après la bataille
L'ancien Marseillais a tenu à mettre un terme aux polémiques nées des tensions de la finale. En évoquant son amitié avec son coéquipier de club Ilias Akhomach, il a insisté sur le fait que la rivalité sportive ne pouvait altérer les relations entre le Sénégal et le Maroc. Pour lui, les incidents sur le terrain ne reflétaient que l'intensité du désir de victoire, désormais remplacé par un respect mutuel entre les deux nations.
Laisser un commentaire