La Liga a offert cette semaine un condensé de ses réalités les plus contrastées. Entre un club qui se reconstruit avec intelligence, un autre qui voit ses espoirs s'effriter et un attaquant qui émerge enfin de l'ombre, le championnat espagnol ne manque jamais de récits.
Osasuna : la stratégie de Braulio Vazquez porte ses fruits
À Pamplona, le directeur sportif Braulio Vazquez mérite les lauriers. Après une période de transition compliquée post-Jagoba Arrasate et un passage de Vicente Moreno qui n'a pas convaincu, le club a connu un début de saison 2025-2026 laborieux. Une série de huit journées sans victoire avait même précipité l'équipe en zone de relégation, mettant l'entraîneur Alessio Lisci sous pression.
Plutôt que de céder à la facilité, Vazquez a assumé ses responsabilités, pointant du doigt un manque de ressources dans l'effectif. Sa réponse a été concrète lors du mercato hivernal. Les arrivées de Raul Moro (Ajax) et Javi Galan (Atlético Madrid) sont venues compléter les recrutés estivaux comme Victor Munoz et Valentin Rosier.
Cette politique a payé d'un coup à Balaídos. Face à un Celta Vigo en forme, ce sont justement Moro et Munoz qui ont été décisifs pour offrir une précieuse victoire (1-2) à Osasuna. Le club navarrais enchaîne désormais une troisième victoire en quatre matches et pointe à la 9e place, à seulement quatre points d'une place européenne. La confiance et la patience de Vazquez sont récompensées.
Espanyol : le sourire disparu de Manolo Gonzalez
À l'inverse, l'ambiance est tout autre du côté de l'Espanyol. Après un excellent premier tiers de saison, l'année 2026 a été catastrophique pour les Pericos. Une seule petite récolte de points face au lanterne rouge Levante en six rencontres a fait fondre l'optimisme.
L'humour avec lequel l'entraîneur Manolo Gonzalez abordait les questions sur sa pression en janvier a laissé place à un constat beaucoup plus sévère après le lourd revers concédé face à Villarreal (4-1). Le technicien a déploré un manque de combativité et de rigueur de son équipe, des défauts qui, selon lui, pourraient avoir de graves conséquences si rien ne change rapidement. Le doute s'est installé à Cornellà-El Prat.
Orri Oskarsson : ressuscité par une chanson de Bad Bunny
Enfin, une belle histoire d'intégration se joue à San Sebastián. L'attaquant islandais Orri Oskarsson, acheté 20 millions d'euros mais longtemps en difficulté pour s'imposer, connaît un réveil salvateur.
Après avoir offert la qualification en Coupe du Roi contre Alavés, il a de nouveau été décisif en championnat la semaine suivante. Son but, marqué avec une grande sérénité dans les derniers instants, a scellé une nouvelle victoire de la Real Sociedad.
Pour célébrer ce renouveau, les supporters txuri-urdin ont eu une idée géniale. Ils ont détourné le titre « Café con Ron » de Bad Bunny en une ode à leur nouveau héros, avec des paroles l'invitant à les « emmener à Séville », en référence à la finale de Coupe. Ce chant, qui résonne désormais à l'Anoeta, est le plus beau symbole de son adoption par le public. Pour Oskarsson, c'est peut-être le début de la fin d'une traversée du désert.
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