Le constat, dimanche soir au Vélodrome, était sans appel. Après le sévère revers concédé face au Paris Saint-Germain (0-5), l'entraîneur de l'Olympique de Marseille, Roberto De Zerbi, a semblé désarmé, reconnaissant son impuissance à expliquer les écarts de niveau de son équipe.
Une fin de chapitre actée
Selon des informations concordantes, l'aventure marseillaise de l'Italien touche à sa fin. La décision serait déjà prise en interne et ne nécessiterait plus que l'approbation finale du propriétaire américain, Frank McCourt, pour être officialisée. Ce scénario fait suite à une série de performances erratiques qui ont mis en lumière les limites du projet.
Instabilité et management en question
Le bilan de De Zerbi à la tête de l'OM est marqué par une grande volatilité. Sur le plan sportif, l'instabilité a été constante, avec pas moins de 32 compositions différentes alignées en 32 rencontres toutes compétitions confondues cette saison. Cette absence de repères fixes reflète une politique de recrutement elle-même très mouvementée.
Mais c'est peut-être la dimension managériale et relationnelle du technicien qui a le plus interrogé. Connu pour créer des liens très forts, presque filiaux, avec certains joueurs, il a aussi montré une capacité à rompre ces relations de manière abrupte. Plusieurs cas de gestion individuelle ont fait grand bruit au sein du vestiaire, contribuant à une atmosphère incertaine.
L'absence de socle solide
Les observateurs pointent du doigt l'incapacité de l'équipe à se montrer fiable et à posséder un niveau minimal garanti. Les effondrements spectaculaires, comme celui face au PSG, sont devenus trop récurrents. La responsabilité de l'entraîneur dans l'instauration d'une sécurité collective et mentale au sein du groupe est largement mise en cause. Pour beaucoup, le temps de De Zerbi à Marseille a désormais sonné.
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