L'atmosphère est électrique à Anfield. Après le nul spectaculaire contre Leeds United (3-3), une bombe a éclaté en conférence de presse. Mohamed Salah, pour la troisième fois d'affilée remplaçant, a lâché ses frustrations. Le joueur égyptien estime être transformé en bouc émissaire pour masquer les problèmes collectifs de Liverpool, pointant même une relation dégradée avec son entraîneur Arne Slot.
Les statistiques contredisent le récit du déclin
Le discours dominant accuse l'ailier de 33 ans d'être sur le déclin. Pourtant, les données racontent une autre histoire. Malgré un temps de jeu réduit et un collectif en difficulté, Salah se classe parmi les quatre joueurs ayant créé le plus d'occasions de but en Premier League cette saison. Son génie créatif est toujours là, même quand l'équipe patine.
Le vrai problème semble être son isolement. Les chiffres révèlent une baisse alarmante de son implication : 30% de touches de balle en moins par match comparé à ses trois dernières saisons, et une chute de près de 40% de ses interventions dans la surface adverse. On ne passe pas du statut de superstar mondiale à celui de joueur fini du jour au lendemain. Cette baisse de production est directement liée à une baisse d'approvisionnement, confirmant que les difficultés dépassent le cadre individuel.
Le système d'Arne Slot en question
Si Salah était le seul attaquant en difficulté, la thèse de la mauvaise forme tiendrait. Mais sous la direction d'Arne Slot, l'ensemble de l'attaque liverpuldienne semble émoussée. À l'exception de Dominik Szoboszlai, le trio offensif de luxe composé d'Alexander Isak, Florian Wirtz et justement Mohamed Salah ne fait pas trembler l'Europe.
Isak apparaît souvent esseulé, enregistrant parfois seulement 14 touches de balle par match, tandis que Wirtz peine à retrouver son impact de la Bundesliga. Quand un entraîneur ne parvient pas à tirer le meilleur de trois attaquants de ce calibre, les questions se tournent naturellement vers le banc.
Les choix tactiques d'Arne Slot interrogent également. La persistance avec Cody Gakpo, aux performances moyennes, couplée à la mise à l'écart répétée de Salah, alimente les spéculations sur d'éventuels motifs extra-sportifs.
Une mise à l'écart stratégique ?
La nature et le timing de l'exclusion de Salah font germer une théorie plus sombre. S'agit-il d'une manœuvre délibérée de la direction du club ? Le directeur sportif Richard Hughes et le CEO Michael Edwards sont désormais sous le feu des projecteurs.
L'hypothèse qui gagne du terrain est celle d'un plan visant à pousser Salah vers la sortie pour réaliser une plus-value financière considérable. Les clubs saoudiens restent très intéressés. La prolongation de contrat signée en avril 2025 aurait alors été une stratégie pour protéger la valeur de l'actif, et non un engagement sportif à long terme. En le présentant comme le « problème », le club pourrait préparer le terrain pour une vente lucrative en janvier, une manœuvre que l'intéressé semble avoir parfaitement identifiée.
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