La période de repos hivernale n'est jamais un long fleuve tranquille pour les clubs de football. Si elle est cruciale pour la récupération physique, elle expose aussi les joueurs à un examen minutieux de leur vie privée. Au Stade Rennais, une séquence filmée durant les fêtes de fin d'année vient troubler le calme apparent.
Des images qui font le tour des réseaux
Des captures d'écran, largement partagées en ligne, montreraient deux éléments de l'effectif rennais, Hassane Meïté et Breel Embolo, lors d'une fête privée. Le contexte de ces images, où la consommation de chicha est évoquée par certains observateurs, soulève des questions sur les habitudes de vie en période de coupure.
À ce stade, ni l'institution bretonne ni les joueurs mis en cause n'ont pris la parole pour confirmer ou infirmer la nature exacte de cette soirée. L'absence de communication officielle laisse le champ libre aux interprétations et aux débats parmi les supporters.
Habib Beye face à un dilemme managérial
Cette affaire, même non confirmée, place l'entraîneur Habib Beye dans une position délicate. Depuis son arrivée, le technicien a construit son autorité sur une discipline de fer et une exigence collective sans faille. Un écart, même présumé, de ses joueurs pendant la trêve constitue un test pour son leadership.
Le club doit désormais naviguer avec prudence. Réagir trop fort pourrait donner une importance excessive à un incident isolé. Ne rien faire pourrait être perçu comme un relâchement des standards. La frontière entre vie privée et image publique est plus ténue que jamais.
La chicha, un vieux débat dans le football
La pratique supposée n'est pas une première dans le milieu professionnel. La consommation de chicha, bien que légale, est régulièrement pointée du doigt par les staffs médicaux pour ses effets potentiellement néfastes sur les capacités respiratoires et la récupération des athlètes.
Dans un calendrier aussi dense que celui de la Ligue 1, toute habitude considérée comme contre-performante est scrutée à la loupe. L'enjeu pour le Stade Rennais est de rappeler, si nécessaire, que les exigences du haut niveau ne s'arrêtent pas aux portes du centre d'entraînement.
Pour l'instant, le club garde le silence. Si les faits ne sont pas avérés, cette tempête dans un verre d'eau devrait vite s'apaiser. Dans le cas contraire, Habib Beye pourrait être contraint de prendre des mesures pour réaffirmer son autorité et les principes qui font sa signature.
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