L'atmosphère d'Anfield s'est chargée d'une hostilité palpable dès l'annonce des compositions. Ce samedi, le nom de Marc Guehi, aligné dans le onze de Manchester City, a déclenché une volée de sifflets nourrie de la part du Kop. Pour sa première apparition sur la pelouse de Liverpool depuis son départ mouvementé, le défenseur international anglais a été clairement pris pour cible.
Un transfert qui a tourné au fiasco
La source de cette animosité remonte à l'été 2025. À cette époque, Marc Guehi était sur le point de rejoindre les Reds. Un accord de principe était trouvé autour de 35 millions de livres sterling et les examens médicaux étaient même programmés. Le joueur, lui, avait donné son feu vert pour ce projet.
Mais le rêve a tourné court dans les dernières heures. Crystal Palace, son club formateur, a finalement bloqué l'opération. La direction des Eagles, en la personne de Steve Parish, n'a pas réussi à trouver un remplaçant et a donc décidé de retenir son joueur. Guehi, comme Liverpool, s'est retrouvé les mains vides, le transfert échouant pour des raisons indépendantes de sa volonté.
Manchester City, l'opportuniste
L'histoire a connu un rebondissement douloureux pour Liverpool en janvier 2026. En entrant dans les six derniers mois de son contrat, Marc Guehi est devenu une proie accessible. Manchester City a alors agi rapidement, le recrutant pour la somme modique de 20 millions de livres.
La clé du succès des Citizens a résidé dans leur offre salariale, jugée bien plus ambitieuse. Des rumeurs évoquent un salaire hebdomadaire dépassant les 200 000 livres, une enveloppe que la direction de Liverpool n'a pas souhaité égaler, par souci de respecter sa structure salariale établie. Face à l'hésitation des Reds, City a sauté sur l'occasion et s'est offert l'un des meilleurs défenseurs du championnat à un prix défiant toute concurrence.
Une colère à réorienter
Si les sifflets dirigés vers Guehi ont alimenté le spectacle, ils semblent pourtant manquer leur véritable cible. Le joueur n'a jamais rejeté Liverpool ; c'est son transfert qui lui a été retiré. Lorsque la fenêtre de janvier s'est ouverte, il a simplement rejoint le club qui a démontré le plus de détermination et d'engagement financier pour l'acquérir.
La frustration des supporters est compréhensible, mais elle serait peut-être mieux dirigée vers la tribune des dirigeants. L'incapacité à finaliser l'accord l'été dernier, suivie d'un refus de s'aligner sur les conditions salariales en hiver, relève davantage des choix du board de Liverpool que du joueur. Ce dernier a simplement pris la direction d'un club en mouvement, tandis que les Reds sont restés immobiles sur ce dossier. La leçon de ce feuilleton transfert est peut-être plus économique que sportive.
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