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Luis Milla inspire Getafe face à Villarreal

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La Liga a offert un condensé de ses multiples visages cette semaine, entre le triomphe de l'organisation à petit budget, la déception d'un grand, et la beauté pure du jeu.

Getafe, la leçon d'efficacité

Le contraste était saisissant. D'un côté, Villarreal, troisième au classement et fort d'un mercato estival à 42 millions d'euros, alignait des stars comme Dani Parejo. De l'autre, Getafe, dont le dernier joueur payant dans le onze remontait à 2022, a livré une démonstration de football pragmatique et efficace. Menés par un Luis Milla étincelant, co-leader du classement des passes décisives, les hommes de José Bordalás ont dominé leur adversaire de la tête et des épaules.

La défense jeune de Villarreal, pointée du doigt par son entraîneur Marcelino, a été exploitée avec intelligence par les prêts de janvier, Martin Satriano et Luis Vázquez. Ce dernier a d'ailleurs obtenu un penalty contesté qui a ouvert le score. Dans le milieu, Milla et Mauro Arambarri ont dicté le tempo, rendant invisibles les cadors adverses. Cette victoire, un mois après les critiques de Bordalás sur l'état de son groupe, replace Getafe en position de force, à cinq points de la relégation.

Atletico Madrid et Rayo, une victoire amère

La semaine d'Atletico Madrid résume ses contradictions. Après un éclatant 4-0 face au Barça, Diego Simeone a effectué neuf changements pour affronter Rayo Vallecano. Un choix lourd de conséquences, l'équipe ayant ensuite concédé un nul en Europe et livré une performance terne et sans âme en championnat. La rébellion et l'imagination, marques de fabrique du Cholo, étaient absentes.

Face à eux, Rayo a joué pour sa survie avec détermination, mais dans une ambiance de deuil. Contraint de jouer à Butarque, le stade de Leganés, et privé de ses ultras Bukaneros, le club a gagné (1-0) et est sorti de la zone rouge, mais son entraîneur Iñigo Pérez est apparu désespéré en conférence de presse. Il a confié l'impossibilité de séparer le succès sportif de la tristesse de ne pas être à Vallecas, un sentiment partagé par tout un club.

La beauté du jeu sous deux formes

Le week-end a aussi été marqué par deux buts magnifiques, incarnant deux philosophies opposées. Le premier, signé Celta Vigo, est un modèle d'organisation. Sur une séquence de 19 passes où aucun joueur ne prend plus de trois touches, le ballon circule avec une précision mécanique jusqu'à Ferran Jutglà, qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets. Un but travaillé à l'entraînement par Claudio Giráldez, d'une beauté géométrique.

À l'opposé, le but de Largie Ramazani pour Valence face à Levante est un hommage à l'improvisation et au talent pur. En trois passes, Javi Guerra perce, trouve Umar Sadiq, qui, dos au but, adresse une talonnade à l'arrêt à Luis Rioja. Ce dernier, bousculé, envoie une passe incertaine vers Ramazani, qui contrôle de fortune et conclut d'une frappe du pied faible en pleine course. Quatre joueurs, quatre gestes imparfaits mais inspirés, pour un but magique. La preuve que la beauté du football n'a pas de formule unique.

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Rédigé par
Antonio Delgado

Basé à Madrid, Antonio Delgado suit la Liga espagnole depuis plus de dix ans. Il couvre l’actualité des clubs phares du championnat — Real Madrid, FC Barcelone, Atlético de Madrid, Valence, Séville — ainsi que les formations européennes et les jeunes talents émergents. Il analyse au quotidien les conférences de presse, les blessures, les déclarations officielles, les tendances tactiques, les performances individuelles et l’évolution des clubs espagnols dans les compétitions européennes. Avec une approche rigoureuse, claire et structurée, Antonio est la référence Liga de LiveFoot.

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