La victoire de la Juventus contre le Pafos en Ligue des Champions (2-0) n'a pas dissipé les inquiétudes. Au contraire, le technicien Luciano Spalletti a dressé un bilan sévère de la prestation de son équipe, qualifiant la première période de franchement embarrassante.
Une première mi-temps à oublier pour la Juve
Conspués à la mi-temps par leur public après un début de match poussif, les Bianconeri ont été mis en difficulté par l'équipe chypriote. Le Pafos a créé les occasions les plus nettes, frappant même le poteau et forçant Michele Di Gregorio à de bons arrêts. La Juventus a semblé totalement dépourvue de solutions et de rythme.
Le match a basculé après l'heure de jeu, grâce à des ajustements tactiques et l'entrée en jeu de Francisco Conceição. Weston McKennie a ouvert le score à la 67e minute sur une passe décisive d'Andrea Cambiaso, avant que Jonathan David ne double la mise six minutes plus tard, scellant le succès sur une belle action collective.
Spalletti assume et explique les problèmes
En conférence de presse, l'entraîneur italien n'a pas cherché à embellir la réalité. Il a reconnu que son équipe s'était contentée du strict minimum en première période, commettant des erreurs incompréhensibles. Selon lui, le manque de temps d'entraînement dû à un calendrier surchargé et les retours tardifs de déplacements expliquent en partie ces difficultés à installer un jeu intense et organisé.
Spalletti a également pointé un problème structurel en défense. L'absence d'un défenseur central droitier oblige le club à utiliser des joueurs comme Pierre Kalulu ou Weston McKennie en position de repli, ce qui limite les constructions. Andrea Cambiaso, plus à l'aise dans l'apport offensif, peine quant à lui dans ses duels défensifs contre des adversaires physiques.
La voie à suivre : le 4-2-3-1
Malgré les critiques sur son manque de changements depuis la fin de l'ère Igor Tudor, Spalletti a défini sa feuille de route. Son objectif est clair : développer et stabiliser un schéma de jeu en 4-2-3-1. Toutefois, il conditionne cette mise en place au retour d'un stoppeur droitier dans l'effectif, afin de diversifier les angles de sortie de balle et d'éviter la prévisibilité.
Le technicien a également justifié ses rotations, comme les sorties répétées de Kenan Yildiz, par la nécessité de préserver ses joueurs pour la suite d'une saison marathon. Il a appelé à la patience pour intégrer des jeunes comme Matija Popović, qui ont besoin de temps pour s'adapter au niveau requis.
Cette deuxième victoire de rang en C1 porte la Juventus à neuf points et relance ses espoirs de qualification pour les barrages. Mais le chemin vers une identité de jeu forte et reconnaissable, souhaitée par Spalletti, semble encore long.
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