Le rêve européen de l'Inter Milan s'est brisé ce mardi soir au stade San Siro. Battus 2-1 par Bodø/Glimt en huitièmes de finale aller-retour, les Nerazzurri sont éliminés de la Ligue des Champions sur un score cumulé sans appel de 5 à 2. Une désillusion immense pour le finaliste de l'édition précédente, dominé par l'efficacité et l'organisation du club norvégien.
Un handicap initial trop lourd
Le sort de l'Inter s'est en grande partie joué une semaine plus tôt, lors du match aller en Norvège. La défaite 3-1 sur la pelouse synthétique du Aspmyra Stadion avait placé l'équipe de Cristian Chivu dans une position extrêmement délicate. Pour se qualifier, il fallait l'emporter par trois buts d'écart au retour, un scénario qui n'a jamais semblé à portée malgré la domination statistique des Milanais en seconde période.
L'absence des cadres et la baisse de régime
L'équipe a cruellement manqué de ses éléments clés. Le capitaine et buteur attitré Lautaro Martínez a été forfait après sa blessure contractée au match aller. Le milieu créatif Hakan Çalhanoğlu était également absent pour les deux rencontres, tandis que Denzel Dumfries n'a pu jouer que les dix dernières minutes du retour. À ces absences s'est ajoutée une forme en dents de scie de certains cadres, comme Nicolò Barella, dont l'impact offensif est pointé du doigt par la presse italienne depuis plusieurs semaines.
L'impuissance face au bloc compact norvégien
Mardi soir, l'Inter a pourtant tout tenté. Durant la première heure de jeu, les statistiques étaient écrasantes : 23 tirs, 10 corners et 45 actions offensives contre seulement 7 pour les visiteurs. Mais cette domination s'est heurtée à un mur défensif parfaitement organisé. Bodø/Glimt, regroupé très bas, a étouffé les espaces et contraint l'Inter à des frappes lointaines ou précipitées. Sur 33 tentatives au total, seulement 6 ont trouvé le cadre, contre 5 tirs cadrés pour les Norvégiens sur 7 essais. Une différence d'efficacité fatale.
Le décalage de rythme, un problème italien ?
Au-delà de cette rencontre, des questions plus larges sur le football italien sont soulevées. Des observateurs, dont d'anciens techniciens, estiment que les équipes de Serie A peinent à s'adapter au rythme élevé et au pressing intense imposé par certains adversaires européens. Bodø/Glimt a parfaitement illustré ce propos : ultra-compact en défense, l'équipe était d'une rapidité fulgurante dans ses transitions, profitant de la vitesse de ses attaquants pour punir les erreurs milanaises. Un schéma qui a fonctionné à la perfection et qui souligne, selon certains experts, un décalage de culture tactique et d'intensité physique.
Cette élimination précoce, face à un club au budget pourtant bien inférieur, constitue un sérieux revers pour l'Inter et son entraîneur Cristian Chivu. Elle laisse un goût amer dans la bouche des tifosi, qui devront désormais reporter toutes leurs ambitions sur le championnat national, où le Scudetto semble à portée de main.
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