L'héritage d'Ole Gunnar Solskjær sur le banc de Manchester United est aujourd'hui passé au crible, et de nouvelles informations concernant ses souhaits en matière de transferts ravivent les interrogations sur la stratégie de recrutement du club à cette époque.
La vision contrariée de Solskjær
L'entraîneur norvégien, alors en poste, aurait vivement plaidé auprès de la direction pour l'acquisition de trois jeunes talents destinés à dominer le football européen : Erling Haaland, Jude Bellingham et Declan Rice. Face à ces recommandations, la voie choisie par les Red Devils fut radicalement différente, se portant sur des profils comme Donny van de Beek, Jadon Sancho et Cristiano Ronaldo.
Haaland, l'évidence manquée
Le cas Haaland est peut-être le plus symbolique. Solskjær, qui avait dirigé l'attaquant à Molde, connaissait parfaitement son potentiel phénoménal et le voyait comme le pilier de l'attaque mancunienne pour les dix années à venir. Malgré cette relation privilégiée, les négociations ont achoppé sur des détails contractuels et financiers, ouvrant la porte à Borussia Dortmund puis, ironie du sort, à Manchester City.
Bellingham et Rice, deux occasions en or
Le scénario s'est répété avec Jude Bellingham. Manchester United a bien rencontré le prodige et sa famille, mais des doutes sur le projet sportif et la clarté de son avenir au club ont orienté le milieu vers d'autres horizons. Il est aujourd'hui l'une des références mondiales au Real Madrid.
Quant à Declan Rice, Solskjær le considérait comme le leader idéal pour ancrer son milieu de terrain. Mais le club a reculé devant la demande financière de West Ham, laissant Arsenal emporter le joueur contre un chèque record, tandis qu'United continuait sa quête d'un équilibre à ce poste.
Le lourd prix des alternatives
Les choix effectifs du club n'ont pas porté leurs fruits. Van de Beek n'a jamais trouvé sa place, Sancho a connu des fortunes diverses et des problèmes extra-sportifs, et le retour de Ronaldo, bien qu'émotionnellement fort, a finalement perturbé l'équilibre tactique et la planification à long terme.
Ces décisions successives dessinent le portrait d'un recrutement erratique, dont les conséquences se font encore sentir. L'absence de ces trois piliers potentiels est souvent citée pour expliquer l'écart qui sépare aujourd'hui United des tout meilleurs, comme City, Arsenal ou Liverpool. Une leçon coûteuse, qui hante toujours les couloirs d'Old Trafford.
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