Le FC Barcelona a officialisé son retrait définitif du projet de Superleague européenne. Cette décision laisse son rival historique, le Real Madrid, comme le dernier et unique club à soutenir cette compétition alternative, aux côtés de l'organisateur A22.
Un projet réduit à peau de chagrin
Lancée en 2021 avec douze fondateurs, la Superleague a vu ses rangs se déliter progressivement. Les six clubs anglais ont été les premiers à se retirer, suivis par les formations italiennes, l'Atlético de Madrid, et enfin la Juventus l'année dernière. Les protestations des supporters, particulièrement vives en Angleterre, ont initié cette vague de désertions.
Dans un communiqué laconique, le club catalan a indiqué avoir notifié sa décision à la société promotrice et aux autres membres, sans donner de raisons détaillées. Cette annonce met fin à plusieurs mois de flou, le président Joan Laporta ayant déjà laissé entendre à l'automne que le Barça privilégiait une réconciliation avec l'UEFA pour la paix du football européen.
Une fracture qui dépasse le terrain
Ce retrait marque une nouvelle étape dans l'éloignement croissant entre les deux géants du Clásico. Alors que Barcelone renforce ses liens avec l'instance continentale, le Real Madrid, par la voix de son président Florentino Pérez, reste le principal avocat d'une Superleague gratuite à la télévision, structurée en plusieurs divisions avec promotion et relégation.
Cette divergence sportive s'inscrit dans un contexte de relations tendues. Joan Laporta avait même accusé en décembre son homologue madrilène d'utiliser l'affaire Negreira, pour laquelle le Barça est accusé de corruption sportive, comme une arme en raison de leurs positions opposées sur la Superleague.
Désormais, le Real Madrid et A22 se retrouvent isolés dans la défense d'un projet qui semble, pour le moment, avoir échoué à s'imposer face au modèle traditionnel des compétitions européennes.
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