La situation se tend pour Lukas Kwasniok sur le banc du FC Cologne. Le match nul concédé à Heidenheim (2-2) ce samedi porte à sept le nombre de rencontres d'affilée sans succès pour les « Gießböcke ». La dernière victoire en Bundesliga remonte désormais à début novembre, face à Hambourg. Une série noire qui place l'entraîneur de 44 ans sous un feu critique croissant.
Des choix tactiques qui interrogent
Face à Heidenheim, Kwasniok a surpris avec sa composition de départ. Il a aligné d'entrée le jeune Anglais Jahmai Simpson-Pusey, prêté par Manchester City, alors que le joueur venait à peine d'arriver et ne maîtrisait pas la langue. En défense, l'habituel titulaire Cenk Özkacar est resté sur le banc, laissant place à des recompositions avec Eric Martel et Sebastian Sebulonsen. L'attaquant prometteur Said El Mala a, une nouvelle fois, commencé la rencontre parmi les remplaçants.
Certaines de ces décisions ont pourtant porté leurs fruits. Alessio Castro-Montes a délivré deux passes décisives, et El Mala, entré à la mi-temps, a rapidement trouvé le chemin du but pour égaliser. Malgré ces points positifs, les explications de l'entraîneur en conférence de presse ont laissé perplexe. Il a justifié ses choix par une volonté de faire monter en puissance les jeunes talents et de créer de la valeur sur le marché, tout en admettant que le niveau actuel n'était pas suffisant.
Les supporters de Cologne passent à l'action
La patience des fans semble atteindre ses limites. Lors du déplacement à Heidenheim, un groupe de supporteurs a déployé une banderole sans équivoque, jouant sur le nom de l'entraîneur pour réclamer son départ. Interrogé sur ce message, Kwasniok a reconnu en avoir été informé, tout en exprimant son incompréhension. Il a assuré vouloir ouvrir le dialogue avec les ultras, tout en insistant sur la nécessité de se concentrer sur les performances et les résultats.
L'entraîneur a tempéré ses propos, évoquant l'exigence particulière du public colognais et mettant en avant l'unité dont a fait preuve son groupe en Allemagne. Un état d'esprit qu'il espère voir se confirmer lors du prochain défi, aussi redoutable soit-il : la réception du Bayern Munich en milieu de semaine. Face au champion en titre, toute faiblesse sera impitoyablement sanctionnée, et le banc de Kwasniok n'en a pas besoin.
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