La défaite de l'Union Saint-Gilloise face à l'Olympique de Marseille en Ligue des Champions laisse un goût particulièrement amer dans la bouche des joueurs belges. La raison ? Deux buts d'égalisation refusés en fin de rencontre pour des hors-jeux jugés à la limite du visible, relançant le débat éternel sur l'application de la technologie vidéo.
Un cauchemar millimétrique en fin de match
Alors que le score était de 3-2 en faveur des Marseillais, l'USG a cru arracher le point du match nul à deux reprises. D'abord, Kevin Mac Allister a vu son but de la 76e minute annulé après une intervention du VAR. L'analyse a détecté un positionnement de sa cheville en avant de quelques millimètres seulement par rapport au dernier défenseur. Puis, dans les ultimes secondes, Promise David a subi le même sort, une épaule légèrement avancée suffisant à invalider ce qui aurait été l'égalisation.
La colère de Kevin Mac Allister et de son entraîneur
La frustration a été immédiate et intense sur le terrain du Stade Vélodrome. L'entraîneur de l'Union, David Hubert, a exprimé sa profonde déception, estimant que ces décisions strictes allaient à l'encontre de l'esprit du jeu. Il a souligné que dans de tels cas, le joueur en position de hors-jeu ne tire aucun avantage sportif décisif de sa situation.
Kevin Mac Allister, directement concerné, a été le plus véhément. Le défenseur argentin a partagé sur les réseaux sociaux l'image du tracé VAR accompagnée d'un message fort, affirmant que le football tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, avec ce recours à une précision extrême, n'est plus le sport qu'il aimait. Pour lui, le jeu perd son essence lorsqu'il se réduit à une analyse scientifique au millimètre près, loin de la passion et du ressenti qui en font sa beauté.
Un débat qui dépasse les frontières
L'émotion n'est pas restée cantonnée au vestiaire. En Belgique, la presse sportive s'est largement fait l'écho de cette amertume, remettant en question la pertinence de la VAR sur des marges aussi infimes. Plusieurs titres ont pointé du doigt ce qu'ils considèrent comme un abus de la technologie, arguant que la précision des images, limitée par la cadence des caméras, ne peut légitimement trancher sur des différences aussi minimes. Cet épisode relance ainsi une discussion plus large sur l'équilibre entre l'exactitude technique et la préservation de la fluidité et de l'esprit du football.
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