La défaite de la Juventus à Naples (2-1) a ravivé le débat sur les choix tactiques de Luciano Spalletti. Au cœur des interrogations : la gestion du jeune attaquant turc Kenan Yildiz, auteur du seul but turinois mais remplacé en cours de match.
Une position inhabituelle pour Yildiz
Contraint de composer sans son buteur Dusan Vlahovic, blessé pour plusieurs mois, Spalletti a pris un pari audacieux. Plutôt que d'aligner l'un de ses attaquants de pointe habituels, il a positionné Kenan Yildiz en axe de l'attaque, flanqué de Francisco Conceicao et Weston McKennie. Une décision qui, selon le technicien, visait à déstabiliser la défense à trois de Naples et à renforcer le milieu pour contrer le pressing adverse.
Le paradoxe du buteur remplacé
Le plan n'a que partiellement fonctionné. Yildiz a bien trouvé le chemin des filets, mais son influence globale est restée limitée dans ce rôle inhabituel. Spalletti a reconnu que le joueur, constamment marqué, n'avait pas pu s'exprimer pleinement et que l'équipe n'avait pas su le servir correctement. Pourtant, la décision de le remplacer à la 76e minute, alors qu'il était le seul buteur turinois en activité, a suscité l'incompréhension.
Spalletti assume et contre-attaque
Interpellé sur ce point en conférence de presse, l'entraîneur a répondu avec fermeté. Il a rappelé que les médias lui demandaient récemment de reposer son jeune prodige, et a justifié l'entrée de Lois Openda par l'investissement important du club pour le Belge. Un message clair : la masse salariale et la valeur marchande des joueurs font partie de l'équation sportive.
Spalletti a également souligné que si Yildiz apporte beaucoup à l'équipe, il doit encore progresser dans sa régularité et sa capacité à créer l'étincelle dans les moments décisifs.
Un équilibre à trouver pour la Juventus
L'entrée de Jonathan David à la mi-temps, permettant à Yildiz de retrouver son poste préféré sur le côté gauche, a visiblement amélioré le jeu offensif turinois. Spalletti l'a concédé, tout en pointant un déséquilibre défensif qui en a découlé. L'absence d'Edon Zhegrova, tenu à l'écart par une douleur, a également privé l'équipe d'une arme précieuse en attaque.
Au-delà du cas Yildiz, le coach a insisté sur un problème collectif. La difficulté à marquer régulièrement ne serait pas uniquement imputable aux attaquants, mais à l'ensemble des mouvements de l'équipe, de la construction à la finition. Un chantier majeur pour relancer une Juventus en manque d'efficacité.
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