Un litige médiatique qui remonte au Qatar 2022
L'actualité judiciaire a croisé le monde du football jeudi dernier. Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de diffamation l'opposant au journaliste Daniel Riolo.
Le différend trouve son origine dans des propos tenus sur les ondes concernant la gestion de la blessure de Karim Benzema à l'approche de la Coupe du Monde 2022. Le journaliste avait qualifié le technicien de menteur quant à la gravité réelle de la lésion du joueur.
La blessure qui a privé Benzema du Mondial
Rappel des faits : l'attaquant madrilène avait subi une déchirure musculaire au quadriceps gauche durant un entraînement des Bleus. Cette blessure l'avait contraint à quitter le groupe tricolore sans avoir disputé la moindre rencontre dans la compétition qatari.
Lors de l'audience, l'avocat de Deschamps a évoqué un échange téléphonique postérieur au départ du joueur. Benzema aurait manifesté son soutien à l'équipe nationale et remercié son sélectionneur, accompagnant son message d'une emphase positive.
La défense de Deschamps face aux accusations
Le champion du monde 1998 a fermement contesté devant le juge l'idée qu'il aurait écarté le joueur dans des conditions controversées. Il a souligné l'incohérence entre cette version des faits et les communications ultérieures avec l'intéressé.
De son côté, Daniel Riolo a maintenu ses positions, affirmant s'être appuyé sur des investigations sérieuses avant de s'exprimer publiquement. Le journaliste risque une sanction purement symbolique d'un euro d'amende.
Verdict attendu pour janvier 2026
La justice a fixé au 30 janvier 2026, en début d'après-midi, la date du délibéré. Cette affaire continue d'alimenter les débats sur les relations entre le milieu journalistique et l'institution footballistique, près de trois ans après les événements du Mondial qatari.
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