L'OGC Nice traverse une crise d'une ampleur inédite. Le club azuréen est secoué par les conséquences d'une agression d'une extrême violence survenue dans la nuit de dimanche à lundi, qui a visé ses joueurs et sa délégation au retour du match à Lorient.
Une attaque préméditée sur l'autoroute
Les faits se sont déroulés peu après minuit sur l'autoroute A8. Une vingtaine d'individus cagoulés ont forcé l'arrêt du bus de l'équipe. L'attaque, qui semble avoir été ciblée, a particulièrement touché les attaquants Jérémie Boga et Terem Moffi. Selon des proches, Boga a été frappé à de multiples reprises et en est sorti profondément choqué, une première dans sa carrière. Les deux joueurs, ainsi que d'autres membres du staff et le président Jean-Pierre Rivère, brièvement retenu, ont dû être conduits à l'hôpital pour des examens.
Plainte, ITT et départ acté des joueurs
À la suite de cette agression, Boga et Moffi ont déposé plainte et se sont vu prescrire une incapacité totale de travail. Le club a lui-même porté plainte, et la Ligue de Football Professionnel (LFP) s'est constituée partie civile, qualifiant les événements de « gravissimes » et engageant une procédure disciplinaire. Dans ce contexte, la décision des deux internationaux est sans appel : ils ne remettront plus le maillot niçois. Le match à Lorient samedi dernier était très probablement leur dernière apparition sous les couleurs des Aiglons.
Un climat délétère qui pousse Haise vers la sortie
Cette affaire intervient dans un contexte sportif déjà très tendu, avec six défaites en sept matches pour Nice. Le climat délétère aurait convaincu l'entraîneur Franck Haise de quitter lui aussi le navire. L'ancien coach lensois serait même prêt à faciliter son départ en renonçant à une partie de ses indemnités de licenciement. Une défection qui achèverait de plonger le club dans une tourmente institutionnelle complète.
Condamnations politiques et enquête judiciaire
La ministre des Sports, Marina Ferrari, a immédiatement réagi en condamnant avec fermeté ces actes d'une violence inacceptable et en apportant son soutien aux victimes. Elle a souligné que ces agissements n'avaient rien à voir avec le véritable supportérisme. Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice pour violences en réunion et dégradations, tandis que le football français tout entier s'interroge sur les dérines d'une frange ultra-violente.
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