Jan-Christian Dreesen, le directeur général du Bayern Munich, a répondu avec une pointe d'ironie aux nombreuses critiques concernant la taille réduite de l'effectif bavarois en début de saison. L'occasion s'est présentée lors d'une conférence de presse dédiée à l'acquisition du parc sportif d'Unterhaching pour l'équipe féminine du club.
Un effectif limité qui révèle des talents
Le Bayern avait entamé la saison avec seulement 25 joueurs professionnels, un effectif jugé insuffisant par beaucoup pour affronter trois compétitions après une trêve estivale raccourcie. Même la star anglaise Harry Kane avait émis des doutes sur la capacité du groupe à tenir la distance. Pourtant, la direction du club avait toujours défendu cette approche, y voyant une opportunité pour sa jeune génération.
L'émergence de Lennart Karl change la donne
Cette stratégie trouve aujourd'hui sa pleine justification avec l'éclosion de Lennart Karl. Le jeune milieu offensif allemand s'est imposé avec une telle autorité qu'il pose une question inattendue : qui occupera le poste de numéro 10 à son retour de blessure, lui ou Jamal Musiala ? La polyvalence de Serge Gnabry, et même celle de Harry Kane, dans ce rôle créateur a également été un atout précieux, permettant de reporter le retour de Musiala à la mi-janvier au plus tôt.
La compétition interne, une force selon Dreesen
Interrogé sur cette soudaine richesse et la concurrence qu'elle engendre, Jan-Christian Dreesen n'a pas caché son amusement. Le dirigeant a rappelé avec un sourire les débats de l'été dernier sur la supposée faiblesse numérique de l'effectif. Il avait alors soutenu qu'un groupe restreint offrait justement plus de chances aux jeunes de s'exprimer, une vision que les événements ont validée. Pour lui, cette rivalité interne est un moteur qui élève le niveau général de l'équipe, et il affiche une confiance totale dans la capacité de l'entraîneur à trouver les bonnes solutions pour gérer cette abondance de talents.
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