Le mercato réserve parfois de mauvaises surprises. Alors que l'Olympique de Marseille croyait tenir l'une de ses cibles prioritaires pour l'avenir, le dossier vient de prendre une tournure inattendue. Le jeune prodige malien Ismaël Kamissoko, capitaine des U17 de sa sélection, s'apprête à découvrir un autre horizon que celui de la Canebière.
Burnley entre en scène et bouleverse les plans
Les dirigeants marseillais, sous la houlette de Medhi Benatia, avaient identifié le meneur de jeu gaucher comme un talent brut à fort potentiel. Le profil correspondait parfaitement à la nouvelle orientation du club, axée sur la détection de jeunes pépites. Les négociations semblaient bien engagées, mais le paysage a brutalement changé.
Selon les informations relayées, le joueur des Étoiles du Mandé a été invité à se rendre en Angleterre pour un essai au sein du club de Burnley, évoluant en Premier League. Cette intervention soudaine place le club anglais en pole position et met un sérieux coup d'arrêt aux ambitions phocéennes, qui se retrouvent spectatrices de cette nouvelle donne.
Un avertissement pour la stratégie de l'OM
Cet épisode illustre la férocité de la concurrence sur le marché des jeunes talents, devenue véritablement mondiale. Pour attirer les joueurs les plus prometteurs, la seule aura d'un grand club et l'atmosphère unique de son stade ne suffisent plus. Les projets sportifs doivent être précis, les garanties de progression claires, et la rapidité d'exécution, déterminante.
L'OM voyait en Kamissoko l'héritier possible d'une lignée de grands Maliens ayant marqué l'histoire du club, à l'image des frères Keita. Mais l'attrait du championnat anglais, même dans un club qui n'est pas au sommet de la hiérarchie, constitue souvent un argument décisif pour les jeunes joueurs ambitieux.
Rien n'est encore signé, mais la leçon est rude
Il convient de nuancer : un essai n'équivaut pas à une signature définitive. La porte n'est donc peut-être pas complètement fermée pour Marseille. Cependant, cette séquence sert de rappel à l'ensemble de la direction olympienne. Sur le mercato, aucune avance n'est jamais définitivement acquise tant que l'accord n'est pas officialisé.
Le « crack » malien pourrait donc bien faire étinceler son talent de l'autre côté de la Manche, obligeant les recruteurs marseillais à se retourner vers d'autres options. Une désillusion qui pousse à réévaluer les méthodes de séduction dans une bataille où tous les grands clubs européens sont désormais sur le pont.
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