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Iñaki Williams dénonce la Supercoupe d’Espagne en Arabie Saoudite

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La polémique autour de la localisation de la Supercoupe d'Espagne est relancée. À quelques jours du déplacement de son équipe à Djeddah, Iñaki Williams, le capitaine de l'Athletic Bilbao, a exprimé son profond désaccord avec l'organisation de l'épreuve en Arabie Saoudite.

Une critique récurrente et sans détour

L'attaquant international, âgé de 31 ans, n'a pas mâché ses mots lors d'une conférence de presse précédant le match de Liga face à Osasuna. Il a réitéré une position qu'il défend depuis plusieurs saisons, estimant que le déplacement de cette compétition nationale à l'étranger est une mauvaise décision. Son principal argument concerne l'éloignement des supporters, rendant les déplacements très compliqués et coûteux pour les familles.

Williams a souligné que pour un club comme l'Athletic, doté d'une base de fans très importante et fidèle, jouer en terre saoudienne équivaut à évoluer en terrain neutre, voire hostile, privant l'équipe de l'énergie de son public. Il est persuadé que si la finale se jouait en Espagne, les tribunes seraient remplies de supporters basques.

Un contexte personnel et familial sensible

La critique du joueur est d'autant plus vive qu'elle intervient à un moment crucial de sa vie privée. Iñaki Williams a en effet confié qu'il allait devenir père dans les prochains jours. Une absence potentielle d'une semaine, en cas de qualification pour la finale de la Supercoupe, le forcerait à quitter sa compagne et son nouveau-né peu après la naissance.

Il reconnaît que ces contraintes font partie des aléas du métier de footballeur de haut niveau et qu'il se mettra à la disposition de son club pour performer, mais ce décalage calendaire ajoute une dimension personnelle à son mécontentement.

Un choix économique qui perdure malgré les critiques

Cette édition 2025 est la sixième consécutive organisée en Arabie Saoudite, suite à un accord lucratif entre la Fédération Royale Espagnole de Football (RFEF) et les autorités locales. Ce partenariat, qui rapporterait environ 40 millions d'euros par an à la fédération, est régulièrement défendu par cette dernière, qui affirme réinvestir ces fonds dans le football de base.

Cependant, le modèle est régulièrement pointé du doigt pour les stades clairsemés lors des demi-finales, et pour une affluence souvent biaisée en faveur du Real Madrid et du FC Barcelone. Malgré les voix discordantes comme celle de Williams, aucun signe ne laisse présager un retour de l'épreuve en Espagne à court terme. La RFEF négocierait même une prolongation de cinq ans du contrat actuel, qui court jusqu'en 2029.

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Rédigé par
Antonio Delgado

Basé à Madrid, Antonio Delgado suit la Liga espagnole depuis plus de dix ans. Il couvre l’actualité des clubs phares du championnat — Real Madrid, FC Barcelone, Atlético de Madrid, Valence, Séville — ainsi que les formations européennes et les jeunes talents émergents. Il analyse au quotidien les conférences de presse, les blessures, les déclarations officielles, les tendances tactiques, les performances individuelles et l’évolution des clubs espagnols dans les compétitions européennes. Avec une approche rigoureuse, claire et structurée, Antonio est la référence Liga de LiveFoot.

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