La demi-finale de la Supercoupe d'Italie, disputée à Riyad, a tenu toutes ses promesses en matière de spectacle et d'intensité. Naples s'est imposé 2-0 face au Milan, mais le récit de la rencontre a été tout autant écrit par les buts que par les étincelles jaillies entre les deux bancs.
Un duel d'entraîneurs qui vire à l'aigre
L'antagonisme entre Antonio Conte et Massimiliano Allegri a rythmé la partie. Les deux techniciens se sont régulièrement interpellés depuis leur zone technique, le ton montant à plusieurs reprises au gré des décisions arbitrales et des contacts musclés sur la pelouse. Cet affrontement verbal a culminé au coup de sifflet final, lorsque Allegri a quitté le terrain sans adresser la moindre poignée de main à son homologue napolitain, bafouant ainsi le geste de fair-play habituel.
Hojlund, l'homme du match pour Naples
Sur le plan sportif, Naples a parfaitement maîtrisé ses affaires. Rasmus Hojlund a été l'artisan majeur de cette qualification. D'abord auteur d'une passe décisive pour David Neres en première période, le Danois a ensuite doublé la mise après la pause, confirmant sa excellente forme après son récent doublé contre la Juventus. Face à lui, la défense milanaise, avec notamment Koni De Winter et Mike Maignan, a paru fragile.
La physicalité du match, marquée par de nombreux accrochages dont un notable entre Scott McTominay et Strahinja Pavlovic, n'a pas suffi à déstabiliser les hommes de Conte. Naples file en finale, fort d'une performance collective solide et porté par son attaquant en verve. Le vrai suspense, au-delà du score, résidait dans l'impressionnante tension entre les deux maestros du bord de touche.
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