Le Trophée des champions a tenu toutes ses promesses en matière de spectacle et de tension. Mais au-delà du scénario haletant, c'est une controverse technique qui a capté l'attention après la victoire du Paris Saint-Germain aux tirs au but face à l'Olympique de Marseille.
Une égalisation dans le temps additionnel sous le feu des critiques
Alors que l'OM menait et voyait le titre à portée de main, le PSG a trouvé la faille dans les ultimes secondes. À la 95e minute, une action rapide impliquant Bradley Barcola et conclue par Gonçalo Ramos a ramené les deux équipes à égalité, sauvant les Parisiens in extremis.
Presque immédiatement, des doutes ont émergé. Des images partagées en ligne par des supporters marseillais ont soulevé la question d'une position potentiellement irrégulière de l'attaquant parisien au moment de la passe décisive. Le débat s'est alors focalisé sur le rôle de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), accusée par certains d'avoir validé un but litigieux.
La VAR, entre limite technique et interprétation
Les images officielles diffusées après le match n'ont pas révélé de hors-jeu évident et flagrant. Conformément à son protocole, la VAR n'est intervenue car elle n'a pas identifié d'erreur manifeste et claire, le seul motif autorisant une révision.
Cet épisode illustre les limites persistantes de la technologie. Si elle corrige des injustices criantes, elle ne supprime pas la part d'interprétation, surtout dans des situations millimétriques. Dans le contexte ultra-sensible d'un Classique français, cette marge d'appréciation nourrit immédiatement la suspicion et les théories du complot, ravivant un sentiment ancien de défiance envers l'arbitrage chez certains supporters.
L'OM, une frustration légitime mais des occasions manquées
La déception marseillaise est profonde et compréhensible. Toutefois, une analyse complète du match oblige à regarder au-delà de cette seule action. L'OM a eu l'opportunité de sceller la rencontre peu avant l'égalisation parisienne, notamment par l'intermédiaire de Pierre-Emerick Aubameyang. La non-conversion de ces occasions décisives a finalement laissé la porte ouverte au revirement de situation.
Le football de haut niveau se joue souvent sur ces détails : la gestion des derniers instants, la concentration défensive et l'efficacité dans les moments clés. Transformer une défaite collective en une accusation ciblée contre l'arbitrage ne change pas le résultat. Le PSG a su rester vivant et punir un relâchement, tandis que l'OM n'a pas réussi à administrer son avantage jusqu'au bout.
La polémique sur le but de Gonçalo Ramos, bien que médiatiquement intense, ne doit donc pas occulter les réalités sportives de cette finale riche en émotions, où le mental et la finition ont fait la différence au moment le plus critique.
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