La saison dernière, le Girona FC a frôlé la relégation, miné par des départs clés et un début de campagne catastrophique. Aujourd'hui, l'équipe catalane a opéré un redressement spectaculaire, se hissant au milieu du classement. Cette renaissance n'est pas le fruit du hasard, mais celui d'une profonde remise en question, tant tactique que mentale.
Ounahi, le métronome retrouvé
Face à l'impasse, l'entraîneur Michel a dû réinventer son football. L'arrivée d'Azzedine Ounahi pour six millions d'euros s'est révélée déterminante. Le milieu de terrain marocain est devenu le véritable chef d'orchestre de l'équipe, apportant de la lucidité et de l'intention dans les transitions. Sa capacité à varier le tempo et sa qualité technique en font un joueur précieux, comblant le vide laissé par le départ d'Aleix Garcia.
Vanat, l'efficacité à la ukrainienne
L'autre recrue majeure est l'attaquant ukrainien Vladyslav Vanat. Avec huit buts déjà à son actif, il impressionne par son sens du moment décisif et son calme devant le but. Ses réalisations dans les derniers instants contre Osasuna et Majorque ont offert des victoires précieuses, tandis que sa confiance grandissante s'est illustrée par une passe décisive lors du derby catalan face au Barça.
Une défense qui se resserre
Le point noir historique de Girona était sa défense, la plus permeable du top 10 la saison passée. Michel en a fait sa priorité. Les récentes performances, comme le match nul à Alavés (2-2), montrent une charnière centrale plus organisée, avec Daley Blind en sentinelle et Vitor Reis couvrant le terrain. La victoire contre le FC Barcelone a surtout insufflé la confiance nécessaire pour construire le jeu sous pression, une faiblesse passée.
L'évolution décisive de Michel
Le plus grand changement est peut-être celui de l'entraîneur lui-même. Lâchant son dogmatisme initial, Michel a adopté une approche plus pragmatique et flexible. Il n'hésite plus à ajuster son schéma défensif en cours de match et a intégré l'expérience d'Axel Witsel pour apaiser le jeu. L'équipe a appris à maîtriser ses impulsions, évitant de se projeter trop vite et de se faire piéger.
La différence entre le Girona d'aujourd'hui et celui qui luttait pour son maintien réside moins dans le mercato que dans un changement d'état d'esprit collectif. En abandonnant certains idéaux pour un pragmatisme assumé, Michel et ses joueurs ont posé les bases d'une reconstruction solide. Avec Azzedine Ounahi comme catalyseur, l'ambition de monter plus haut dans le classement semble désormais à portée.
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