La fin d'année 2025 laisse un goût amer à la Squadra Azzurra. Après une année marquée par des défaites cinglantes et un changement d'entraîneur, Rino Gattuso hérite d'une mission de la dernière chance : qualifier l'Italie pour la Coupe du Monde 2026. À l'approche des fêtes, l'ancien milieu de terrain dresse une liste de souhaits bien particulière, dont la réalisation conditionnera l'avenir immédiat du football italien.
Un parcours chaotique et un rendez-vous crucial
L'année écoulée a été un véritable calvaire pour les Azzurri. Deux lourdes défaites contre la Norvège, ponctuées par les exploits d'Erling Haaland, ont résumé leurs difficultés. L'élimination en Ligue des Nations face à l'Allemagne et un match fou contre Israël ont complété un tableau sombre, conduisant au départ de Luciano Spalletti. Gattuso, nommé dans la tourmente, a connu un début prometteur avant de subir le choc norvégien. La qualification directe est passée, place désormais aux barrages. Un match à domicile contre l'Irlande du Nord, puis un déplacement au pays de Galles ou en Bosnie-Herzégovine attendent les Italiens. Pour une nation quadruple championne du monde, manquer le Mondial 2026 en Amérique du Nord serait une catastrophe historique.
La santé avant tout : le vœu numéro un de Gattuso
La première prière du sélectionneur est simple : préserver son effectif. L'absence d'un pilier comme Sandro Tonali ou Nicolò Barella serait un coup dur insurmontable à l'aube de tels enjeux. Observateur assidu des matchs de Serie A, Gattuso scrute chaque duel avec une nervosité palpable, redoutant une blessure qui priverait son équipe d'un élément clé. La préservation du capital physique est la pierre angulaire de toute préparation.
Reconstruire la forteresse défensive italienne
Autre chantier urgent : la défense. Il est paradoxal de voir la Nazionale, berceau du catenaccio, présenter une charnière aussi fragile. Malgré des individus talentueux, le collectif ne fonctionne plus. Gattuso doit impérativement trouver la bonne alchimie pour redonner à son bloc arrière la solidité et l'autorité qui ont fait sa légende. C'est de cette base rassurante que pourra renaître une équipe capable non seulement de se qualifier, mais aussi de briller lors de la phase finale.
Rajeunir l'effectif et faire confiance à l'attaque
Le renouvellement est également une nécessité. Le noyau est solide mais vieillissant. Gattuso espère voir émerger de jeunes talents, comme Francesco Pio Esposito à l'Inter, et que les joueurs expatriés puissent apporter leur fraîcheur. En attaque, une lueur d'espoir existe : le duo Moise Kean - Mateo Retegui. Leur association, promue par Gattuso, a porté ses fruits. Le sélectionneur croise les doigts pour leur forme et pour une remontée de la Fiorentina, qui boosterait la confiance de son attaquant avant les matchs décisifs de mars.
Le casse-tête Chiesa et l'ultime échéance
Enfin, l'épineux dossier Federico Chiesa plane. Quatre ans après son Euro 2020 étincelant, l'Italie rêve de retrouver cette arme décisive. Aucun autre ailier n'offre actuellement la même explosivité. La question reste son temps de jeu à Liverpool et sa motivation à revenir sous le maillot bleu. Le dialogue avec Gattuso est ouvert, mais le temps presse pour trancher.
Ces réflexions occuperont sans doute l'esprit de Rino Gattuso durant les fêtes. L'ancien guerrier, impatient d'en découdre, espère que les prochains mois en club lui apporteront des solutions. L'Italie abordera ces barrages, qui scelleront son destin, sans être favorite. Mais elle peut en faire le point de départ d'une renaissance. Gattuso est-il l'homme de la situation ? Le printemps apportera une réponse définitive.
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