Une victoire, mais un silence lourd de sens. Ce mardi soir, l'AS Roma s'est imposée 2-0 sur la pelouse de l'US Lecce, un résultat précieux dans la course à l'Europe. Pourtant, l'événement majeur de la soirée s'est joué en coulisses, où l'entraîneur Gian Piero Gasperini a choisi de ne pas s'exprimer devant les médias, un geste inhabituel qui n'a pas manqué d'alimenter les spéculations.
Un mutisme qui interroge
Contre toute attente, le technicien giallorosso a boudé les rendez-vous post-match traditionnels. Aucune explication officielle n'a été fournie pour justifier cette absence, et aucun membre de son staff n'a été dépêché pour le remplacer au micro. Ce silence volontaire survient dans un contexte où la presse italienne évoque des relations de plus en plus tendues entre le banc technique et la direction du club.
Une victoire arrachée dans l'adversité
Le succès à Lecce n'en est que plus méritoire. La Roma s'est présentée au Stadio Via del Mare avec un effectif très amoindri, privé de neuf joueurs en raison d'un cocktail de suspensions, de blessures, de sélections internationales et même de symptômes grippaux. Dans ce contexte, le doublé des attaquants Evan Ferguson et Artem Dovbyk, tous deux critiqués récemment, a été salvateur. La fête a toutefois été écourtée pour Dovbyk, contraint de quitter le terrain peu après son but en se tenant l'arrière de la cuisse.
Des tensions qui débordent du terrain
Cette victoire permet à la Roma de conserver au minimum la quatrième place du classement, sous la pression constante de la Juventus et du Como. Mais l'actualité romaine est ailleurs, focalisée sur le mercato hivernal et les dissensions internes. Le club serait activement en négociations pour renforcer son secteur offensif, avec les noms de Giacomo Raspadori (Atlético Madrid) et Joshua Zirkzee (Manchester United) dans le collimateur. Selon plusieurs sources, une réunion entre Gasperini et les dirigeants aurait eu lieu lundi pour discuter de la stratégie, laissant l'entraîneur frustré par le manque de progrès concrets. Une position que le directeur sportif Frederic Massara a semblé minimiser en affirmant, avant le match, que la recherche d'un avant-centre n'était pas une « urgence ».
Alors que la Roma engrange trois points cruciaux, l'ombre d'une crise de gouvernance plane désormais sur le club de la capitale, le mutisme de son entraîneur en étant le signe le plus tangible.
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