La Roma a de nouveau échoué face à un cadoret de Serie A. Défaite 2-1 à Turin par la Juventus, l'équipe de Gian Piero Gasperini a laissé filer un match crucial, perpétuant une fâcheuse tendance dans les rencontres de haut niveau cette saison.
Un constat lucide de Gasperini
L'entraîneur romain ne s'est pas voilé la face en conférence de presse. Il a reconnu que son équipe manquait clairement de quelque chose face aux formations les plus fortes du championnat, comme la Juventus. Les statistiques sont sans appel : les Giallorossi accumulent les revers dans ces chocs directs.
Malgré ce constat sévère, Gasperini a tenu à mettre en avant les aspects positifs. Il a souligné la qualité des fondations sur lesquelles le club peut construire son avenir. Pour lui, cette défaite ne doit pas occulter le potentiel de l'effectif et la solidité du projet en cours, initié il y a seulement quelques mois.
Une défense bricolée mais des raisons d'espérer
La rencontre à l'Allianz Stadium s'est jouée dans un contexte particulier pour la Roma. L'équipe alignait une défense totalement remaniée, contrainte par les absences. Des joueurs peu utilisés comme Jan Ziolkowski et Devyne Rensch ont dû être intégrés en urgence dans l'axe défensif.
Gasperini a salué leur performance face à des attaquants de la qualité de Kenan Yildiz et Francisco Conceicao, auteurs du premier but. Selon lui, l'équipe a tenu bon jusqu'au but concédé en fin de première mi-temps, avant de laisser plus d'espace à une Juventus alors en confiance.
Des choix offensifs expliqués
En attaque, l'absence de mordant a été pointée du doigt. Paulo Dybala, aligné en faux numéro 9, et Matias Soulé sont restés discrets, faute de bons ballons selon leur entraîneur. Ce dernier a justifié le non-départ d'Evan Ferguson, estimant que le jeune attaquant, comme d'autres recrues récentes, n'était pas encore pleinement intégré à l'esprit collectif.
La fin de match a aussi été marquée par une nouvelle sortie prématurée de Leon Bailey, touché aux muscles après seulement vingt minutes sur le terrain, ajoutant un nom à la liste des blessés.
Un classement qui se resserre
Sportivement, les conséquences sont directes. La Roma conserve sa quatrième place au classement, mais son avance sur la Juventus, désormais cinquième, n'est plus que d'un petit point. Le risque de décrochage par rapport au trio de tête est réel, d'autant que les Romains devront rattraper des matchs en janvier après leur participation à la Supercoupe d'Italie.
Malgré ce tableau en demi-teinte, Gasperini appelle au calme et à la perspective. Il rappelle que son équipe a su battre des formations solides comme la Lazio, Bologne ou Côme. Le chemin est encore long, mais les bases, selon lui, sont bel et bien là pour viser haut.
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