Neuf points sur neuf, trois victoires en trois matchs. Le bilan de l'Algérie en phase de groupes de la Coupe d'Afrique des Nations est irréprochable sur le papier. Pourtant, c'est une déclaration d'un joueur, et non la performance collective, qui occupe les débats après le succès contre la Guinée équatoriale (3-1).
La sincérité dérangeante de Farès Chaïbi
Auteur d'une excellente première période, le milieu de terrain Farès Chaïbi a fait preuve d'une franchise rare en conférence de presse. Il a reconnu qu'il était compliqué pour son équipe de maintenir le même niveau d'engagement après avoir mené 3-0 et assuré sa qualification avant même la pause. Un constat logique dans l'esprit de nombreux observateurs, mais perçu par d'autres comme un aveu de relâchement inacceptable en plein tournoi continental.
La seconde mi-temps des Fennecs a semblé donner raison à cette lecture. Plus prudente, moins incisive, la sélection a concédé un but et connu un passage à vide, sans que cela ne remette en cause le résultat. Cette baisse de régime, bien que compréhensible, a alimenté la controverse née des mots du joueur.
Une polémique vite étouffée par l'enjeu des 8es
Sur le fond, peu contestent la réalité du match : l'Algérie a réglé l'affaire en une demi-heure et a ensuite géré son effort, comme le ferait n'importe quelle équipe dans cette situation. La presse locale et internationale s'accorde à dire que ce relâchement reste anecdotique au regard d'un premier tour parfaitement dominé.
Cette polémique devrait donc s'éteindre rapidement, car l'essentiel est ailleurs. En huitièmes de finale, l'Algérie affrontera la République Démocratique du Congo. Le niveau d'exigence et d'intensité devra être au maximum. À ce stade de la compétition, ce ne sont plus les déclarations en salle de presse qui comptent, mais l'engagement concret sur la pelouse. Pour Farès Chaïbi et ses coéquipiers, le moment de vérité approche.
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