La lourde défaite de l'Olympique de Marseille à Bruges (0-3), mercredi dernier, a scellé l'élimination du club de la Ligue des champions. Cet échec cuisant a immédiatement relancé le débat sur les responsabilités, et un ancien glorieux du club n'y est pas allé de main morte.
Un réquisitoire sans appel de l'ancien international
Christophe Dugarry, champion du monde 1998 et ancien attaquant marseillais, a pointé du doigt l'entraîneur italien Roberto De Zerbi. Selon l'analyste, c'est le technicien qui porte la plus lourde part de responsabilité dans la situation actuelle de l'OM. Il estime que le club a pourtant tout mis en œuvre pour lui, lui offrant des moyens conséquents et un staff étoffé, faisant de lui la pierre angulaire du projet sportif.
Une équipe sans repères tactiques
Le cœur de la critique de Dugarry réside dans l'instabilité tactique imposée par De Zerbi. L'ancien joueur, s'appuyant sur son expérience, souligne que le football moderne exige une précision extrême et une organisation millimétrée. Or, il constate que l'OM en est totalement dépourvu depuis plusieurs mois. Il relie directement cette confusion sur le terrain à l'incroyable turnover des compositions de l'équipe, dénonçant pas moins de trente onze différents en trente rencontres.
Pour Dugarry, une telle instabilité est ingérable pour un groupe de joueurs. Comprendre et assimiler deux ou trois schémas de jeu différents est déjà un défi, alors trente relève de l'impossible. Cette absence de cadre expliquerait selon lui le manque évident de repères et de cohésion collective observé chez les Olympiens.
Un discours incohérent qui mine le vestiaire
L'ancien Marseillais va plus loin en remettant en cause la crédibilité même de l'entraîneur. Il l'accuse de tenir des propos contradictoires d'un match à l'autre, créant un flou total dans l'esprit des joueurs. Dugarry va jusqu'à imaginer la réaction qu'aurait eue un vestiaire de son époque, moquant ouvertement ce qu'il perçoit comme une incompétence à diriger. Cette image d'un technicien perdu et surcoté selon ses termes, incapable de délivrer un message clair, est au centre de son analyse. La conclusion est sans appel : si les joueurs paraissent désorientés, la faute en revient principalement à celui qui est censé les guider.
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