L'été dernier, l'arrivée de Dominik Greif à l'Olympique Lyonnais n'avait pas fait grand bruit. Chargé de prendre la succession de Lucas Perri, le gardien slovaque a d'abord dû patienter sur le banc. Mais aujourd'hui, il est devenu incontournable.
De la réserve à l'héroïsme
Débutant la saison comme doublure de Rémy Descamps, Greif a saisi sa chance. Ce dimanche face au Havre, il a été l'artisan principal d'une victoire étriquée mais précieuse (1-0). L'équipe lyonnaise a connu des moments de pression, mais son dernier rempart a tenu bon.
Sur sa ligne, il a repoussé les assauts normands avec autorité. Plus qu'une simple performance technique, il a insufflé une sérénité palpable à toute sa défense, communiquant constamment avec ses partenaires pour organiser le bloc.
La spécialité Greif : les penalties
L'action signature du match est survenue en première mi-temps. Comme il l'avait déjà fait face à Lassine Sinayoko d'Auxerre il y a trois semaines, Greif a de nouveau stoppé un penalty. Cette fois, c'est la tentative d'Issa Soumaré du HAC qui a été détournée (38e).
Cette capacité à provoquer le succès dans les moments décisifs devient sa marque de fabrique. Une ténacité qui semble contagieuse, ses coéquipiers ayant ensuite montré une grande solidité pour préserver l'avantage concrétisé par une tête de Sulc en début de seconde période (52e).
Le match n'a pourtant pas été à sens unique. Lyon a eu ses occasions pour faire le break, mais c'est bien le Havre qui a manqué de réalisme dans les surfaces. Cette rencontre démontre, une fois de plus, l'impact décisif d'un grand gardien sur le destin d'un collectif. À Lyon, Dominik Greif est désormais bien plus qu'un simple renfort.
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