L'Olympique de Marseille a vécu une nouvelle désillusion ce week-end. Menant largement 2-0 face au Paris FC grâce à des réalisations de Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubameyang, les Phocéens ont inexplicablement craqué en fin de rencontre pour concéder le match nul (2-2). Un scénario douloureux, scellé par une faute de main du gardien Gerónimo Rulli dans les ultimes secondes, offrant un penalty fatal aux Parisiens.
La colère froide de l'entraîneur italien
En conférence de presse, Roberto De Zerbi n'a pas caché son amertume. L'Italien, le visage fermé, a pointé du doigt non pas des lacunes tactiques, mais un problème profond de mentalité au sein de son effectif. Pour lui, l'équipe a brillé pendant quatre-vingts minutes avant de s'éteindre complètement, perdant ses moyens et le ballon avec une facilité déconcertante dans le temps additionnel.
Le technicien a souligné le manque cruel de caractère et de volonté nécessaire pour conclure les rencontres. Selon ses dires, cette qualité fondamentale fait défaut à ses troupes, une accusation lourde dans un contexte déjà tendu. Il a refusé de singulariser la responsabilité de son gardien, arguant qu'on ne pouvait perdre confiance en un joueur pour deux erreurs, mais le constat d'échec reste collectif.
Une fragilité psychologique inquiétante
L'action de Rulli et une occasion manquée par Amine Gouiri dans les instants précédant l'égalisation sont symptomatiques d'une fébrilité générale. Ces défaillances en phase décisive trahissent une instabilité mentale préoccupante pour une formation aux ambitions élevées, qui peine à se remettre d'une récente élimination en Ligue des Champions.
Le capitaine Leonardo Balerdi a corroboré l'analyse de son coach, admettant un relâchement collectif inacceptable. Cependant, De Zerbi a laissé entendre que le ton était monté d'un cran en interne, précisant qu'il réservait ses véritables critiques à l'intimité du vestiaire. Se décrivant comme un soldat toujours prêt au combat, il exige la même détermination de la part de ses joueurs.
Une crise qui s'installe au Vélodrome
Ce résultat, vécu comme une faute professionnelle, enfonce un peu plus l'OM dans la crise. Survenant après une semaine agitée par des rumeurs de démission et un revers européen, il assombrit considérablement l'atmosphère au club. L'entraîneur a conclu sur une note d'exaspération, affirmant savoir que son équipe pouvait faire bien mieux.
La situation devient critique à Marseille, où le climat, déjà électrique, risque de se dégrader davantage avant le prochain rendez-vous important en Coupe de France contre le Stade Rennais. La route vers la rédemption s'annonce longue.
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