La polémique sur l'arbitrage lors du Derby d'Italia entre l'Inter et la Juventus (3-2) continue de susciter des réactions. Daniele De Rossi, l'entraîneur de Gênes, a saisi l'occasion pour dénoncer avec virulence ce qu'il considère comme une aberration du règlement du VAR.
Une expulsion controversée qui relance le débat
Le choc de Serie A a été marqué par l'expulsion contestée du défenseur juventino Pierre Kalulu en première mi-temps. L'arbitre Federico La Penna a brandi un second carton jaune à l'encontre du Français pour une faute sur Alessandro Bastoni, un geste que les images ont par la suite montré comme étant très léger, voire théâtralisé par le défenseur nerazzurro.
L'incident a suscité l'indignation du côté de la Juventus, d'autant plus que le responsable de l'arbitrage en Italie, Gianluca Rocchi, a reconnu après coup une erreur d'appréciation. Le problème majeur est que, selon les règles actuelles, le VAR n'est pas autorisé à intervenir pour réviser un second avertissement, mais seulement pour un carton rouge direct.
De Rossi fustige une règle "stupide"
Daniele De Rossi, dont l'équipe a elle-même été lésée par une décision arbitrale litigieuse face à Naples la semaine dernière, n'a pas mâché ses mots. Pour l'ancien milieu de terrain, cette limitation de la vidéo est tout simplement la "règle la plus stupide" du système.
Il estime que l'impact d'une expulsion pour double jaune est aussi, sinon plus, déterminant pour l'issue d'un match qu'un penalty ou même un but. Selon lui, le fait que cet incident se soit produit lors d'un choc aussi médiatisé qu'Inter-Juventus a au moins le mérite de mettre en lumière ce problème à l'échelle mondiale et pourrait accélérer un changement.
L'entraîneur génois, pourtant partisan initial de la vidéo, déplore aujourd'hui les incohérences qu'elle génère et la complexité des directives pour les joueurs. Il affirme que le football qu'il a connu n'existe plus et que les règles poussent désormais les défenseurs à une extrême prudence, au détriment du duel.
Face à cette situation, son appel est simple et direct : il demande que tout second carton jaune puisse être révisé par le VAR, une modification qu'il juge techniquement simple et urgente à mettre en œuvre.
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