Thibaut Courtois, le gardien du Real Madrid, a exprimé son mécontentement face à la manière dont José Mourinho a géré l'affaire des insultes présumées proférées par Gianluca Prestianni envers Vinicius Junior. L'entraîneur du Benfica avait concentré ses remarques sur les célébrations du Brésilien plutôt que sur l'incident lui-même, une approche jugée déplacée par de nombreux observateurs.
Le poids de la décision sur Vinicius
Le portier belge a révélé que c'est Vinicius lui-même qui avait choisi de poursuivre le match après l'altercation. Courtois estime problématique que cette décision cruciale repose ainsi sur les épaules du joueur victime. Il a appelé à une action ferme des instances, soulignant que de tels actes se répètent trop souvent et doivent cesser. Pour lui, la responsabilité de surveiller les gradins et d'agir revient aux officiels de l'UEFA et aux autorités, pas aux joueurs sur le terrain.
Une défense de club jugée décevante
Interrogé sur les déclarations de Mourinho, qui avait notamment évoqué l'héritage d'Eusebio pour défendre Benfica, Courtois a répondu avec une pointe de lassitude. Il reconnaît que chaque entraîneur défend son club, mais déplore que les festivités de Vinicius soient utilisées pour discréditer sa parole ou justifier des insultes. Le gardien a insisté sur le fait qu'aucune provocation, réelle ou supposée, ne saurait excuser des comportements racistes ou homophobes.
Des accusations qui changent de nature
L'affaire a pris une nouvelle tournure avec les informations selon lesquelles Prestianni aurait reconnu devant l'UEFA avoir lancé une insulte homophobe, et non raciste. Courtois a fermement condamné cette distinction, estimant les deux types d'attaques tout aussi graves et inacceptables. Il a également critiqué les propos de l'ancien gardien paraguayen José Luis Chilavert, qui avait pris la défense du joueur du Benfica.
Un soutien total à Vinicius
Le président du Benfica, Rui Costa, avait pour sa part défendu Prestianni à son arrivée à Madrid, niant tout racisme et pointant un geste de Fede Valverde. Une comparaison que Courtois balaie, la jugeant sans rapport avec l'affaire. Le gardien a réaffirmé le soutien indéfectible de l'équipe madrilène envers Vinicius, soulignant la crédibilité du Brésilien, régulièrement confronté à ce genre d'attaques. Il conclut en rappelant que l'enquête et les sanctions relèvent désormais du ressort de l'UEFA.
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