La polémique sur l'arbitrage a une nouvelle fois éclaboussé la Coupe d'Afrique des Nations. Après leur qualification pour la finale aux tirs au but face au Nigeria (0-0, 4-3 tab), les Lions de l'Atlas doivent une fois de plus faire face aux récriminations de leur adversaire du soir, mercredi. Le Ghanaéen Daniel Laryea, l'homme au sifflet de cette demi-finale tendue, est dans le collimateur.
Un arbitrage perçu comme partial par le camp nigérian
Du côté des Super Eagles, l'amertume sportive se double d'une profonde frustration envers l'officiel de rencontre. Les critiques ne portent pas sur une décision majeure unique, mais sur une accumulation de petits coups de sifflet jugés défavorables, contrastant avec une gestion perçue comme plus clémente envers la sélection marocaine, pays organisateur du tournoi.
Plusieurs voix influentes au Nigeria se sont élevées pour dénoncer une prestation qu'elles estiment biaisée. Des observateurs médiatiques et des journalistes ont pointé du doigt ce qu'ils considèrent comme une incompétence flagrante, allant jusqu'à évoquer une situation "louche". Un média sportif local a même affirmé que la quasi-totalité des décisions de l'arbitre auraient avantagé le Maroc, créant un climat délétère qui aurait nui à la concentration et à la performance des joueurs nigérians, malgré l'absence d'impact direct sur le score.
Les joueurs nigérians expriment leur colère
Cette irritation a largement débordé des tribunes pour gagner le vestiaire. À l'issue du match, l'attaquant Akor Adams a vivement interpellé la presse, refusant de commenter la performance et renvoyant les journalistes vers l'arbitre lui-même. Son coéquipier Bright Osayi-Samuel a adopté un ton plus mesuré mais tout aussi critique.
Le défenseur a salué le courage collectif de son équipe et la fierté du sélectionneur, tout en assumant la défaite à la loterie des penaltys. Cependant, il n'a pas pu s'empêcher de fustiger la prestation arbitrale, la qualifiant sans détour d'"épouvantable". Il a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une excuse pour la défaite, mais a exprimé sa déception de voir un tel niveau d'arbitrage dans un match d'une telle importance.
Ces réactions répétées commencent à lasser le camp marocain, qui a pourtant dominé les débats pendant une large partie de la rencontre et obtenu sa qualification sur le terrain, dans les règles. La finale s'annonce donc sous le signe d'une pression accrue, où chaque décision sera scrutée à la loupe.
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