À la veille de la grande finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal, une controverse technique vient perturber les derniers préparatifs. L'attention se porte sur le système de vidéo-assistance à l'arbitrage (VAR) et sa composition, un détail qui alimente les débats sur l'impartialité de la rencontre.
Un VAR entièrement africain sous le feu des critiques
Contrairement aux standards internationaux observés lors des tournois majeurs comme la Coupe du Monde ou l'Euro, où les équipes VAR sont multinationales, la Confédération Africaine de Football (CAF) a opté pour un dispositif composé exclusivement de professionnels du continent. Parmi eux, plusieurs officiels ont été formés au Centre Mohammed VI de Rabat, une infrastructure nationale gérée par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).
Cette proximité géographique et formative, bien que non interdite par le règlement, suscite des interrogations quant à la neutralité absolue du dispositif. Aucune information officielle détaillée sur l'origine précise de chaque opérateur vidéo n'a été communiquée, laissant planer un doute.
Un contexte marqué par des tensions antérieures
Le parcours du Maroc, nation hôte, n'a pas été exempt de polémiques arbitrales. Lors des quarts de finale face au Cameroun, une décision de penalty non sifflée en faveur des Lions Indomptables, impliquant Bryan Mbeumo, avait provoqué de vives réactions. La fédération camerounaise avait à l'époque dénoncé un arbitrage défavorable, un épisode qui avait conduit à des sanctions contre son président, Samuel Eto'o.
Ces antécédents, combinés à la spécificité du VAR pour cette finale, nourrissent une certaine méfiance du côté sénégalais. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) avait d'ailleurs évoqué, dans un communiqué daté du 16 janvier, un "problème d'équité sportive", sans toutefois citer nommément l'assistance vidéo.
La CAF face aux questions de transparence
Face aux murmures, la CAF assure promettre une "transparence totale" pour le déroulement de la finale. L'instance a par ailleurs procédé au remplacement de deux arbitres assistants ayant officié sur des matches du Maroc plus tôt dans la compétition, les Ivoiriens Adou Hermann N'Dri et Kouadio Attohouli. Cependant, elle reste discrète sur les profils précis des responsables du VAR.
Cette situation place les Lions de la Teranga dans une posture particulière : ils devront non seulement affronter une équipe marocaine portée par son public au Grand Stade de Rabat, mais aussi composer avec la perception d'un possible déséquilibre technique. Aucune preuve de partialité n'existe, mais le contexte, fait de détails réglementaires et de précédents récents, interroge inévitablement sur les conditions d'une impartialité parfaite.
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