Alors que la Coupe du Monde 2026 se profile en Amérique du Nord, une voix discordante s'élève en Europe. Un dirigeant influent du football allemand a publiquement soulevé la question d'un éventuel boycott de la compétition, pointant du doigt le climat politique actuel aux États-Unis.
Une menace politique jugée plus grande que dans les années 80
Oke Göttlich, président du FC St. Pauli et vice-président de la DFB, a estimé dans la presse allemande que le moment était venu d'envisager sérieusement cette option radicale. Il a établi un parallèle avec les boycotts des Jeux Olympiques des années 1980, affirmant que la menace perçue aujourd'hui serait, selon lui, plus importante. Cette prise de parole intervient dans un contexte de tensions géopolitiques, notamment liées aux récentes déclarations américaines concernant le Groenland, un territoire danois.
La France écarte l'idée dans l'immédiat
Si l'idée fait son chemin dans certains cercles allemands, elle semble pour l'instant isolée parmi les grandes nations footballistiques. La France aurait déjà fait savoir qu'elle n'envisageait pas une telle mesure à ce stade. Cette divergence illustre les réactions contrastées en Europe face à l'administration américaine actuelle et à sa politique étrangère.
La polémique amplifiée par le rôle de Donald Trump
La controverse a été ravivée par une annonce de la FIFA. Gianni Infantino a confirmé que le trophée de la Coupe du Monde 2026 serait remis au capitaine vainqueur par le Président des États-Unis, Donald Trump, le 19 juillet. Cette décision, perçue comme hautement politique par de nombreux observateurs, risque d'alimenter les critiques sur la neutralité du tournoi. Pour ses détracteurs, elle associe trop étroitement l'événement sportif à une figure politique controversée.
L'Allemagne, quadruple championne du monde, se retrouve ainsi au cœur d'un débat inédit qui dépasse le cadre du sport. La discussion sur un boycott, bien que jugée improbable par beaucoup, symbolise la fracture grandissante entre certaines nations européennes et les États-Unis à quelques mois du coup d'envoi.
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