Le Derby d'Italie entre l'Inter et la Juventus, remporté 3-2 par les Nerazzurri, laisse un goût amer du côté turinois. Au cœur de la polémique : l'expulsion de Pierre Kalulu à la 42e minute, suite à une simulation d'Alessandro Bastoni, qui ne fera pourtant l'objet d'aucune sanction rétroactive.
Une décision arbitrale qui fait débat
Alors que le match était équilibré, l'arbitre Federico La Penna a brandi un second carton jaune à l'encontre du défenseur de la Juventus pour une faute jugée inexistante par de nombreux observateurs. Les médias italiens ont été sans appel, qualifiant le premier avertissement d'excessif et le second d'absurde. La scène a été provoquée par une chute théâtrale du défenseur interiste, Alessandro Bastoni, qui a réussi à convaincre l'homme en noir.
Ironie du sort, Bastoni était lui-même déjà averti à ce moment du match. Si sa simulation avait été détectée et sanctionnée, c'est l'Inter qui aurait fini à dix. Pour couronner le tout, la célébration ostentatoire du joueur après l'expulsion de son adversaire n'a fait qu'attiser la colère des supporters bianconeri.
Pourquoi le VAR et la justice sportive sont impuissants
Deux verrous juridiques et technologiques protègent Bastoni de toute conséquence. Premièrement, l'intervention du VAR. Celui-ci ne peut pas revoir les décisions conduisant à un second carton jaune, seulement les expulsions directes. Ensuite, et c'est le point crucial, le Code de Justice Sportive italien est très restrictif.
L'article 61 autorise le juge sportif à utiliser les images vidéo pour sanctionner un comportement antisportif dans quatre cas précis : une simulation obtenant un penalty, une simulation entraînant un carton rouge direct, un but marqué de la main, ou un but empêché de la main. La situation de Kalulu, exclu pour un second avertissement, ne correspond à aucun de ces scénarios. L'action de Bastoni échappe donc à tout réexamen.
Le responsable des arbitres italiens, Gianluca Rocchi, a d'ailleurs reconnu publiquement l'erreur de son collègue et présenté ses excuses. Cet incident relance le débat sur une potentielle modification des règles par l'IFAB pour étendre les pouvoirs du VAR à ce type de situations litigieuses.
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