L'accord semblait pourtant clair. Avant le départ de Pierre-Emerick Aubameyang pour la Coupe d'Afrique des Nations, l'Olympique de Marseille avait établi un plan précis avec la fédération gabonaise. L'attaquant, tout juste remis d'une blessure à la cuisse, devait être utilisé avec une extrême prudence. Une mesure de protection pour un joueur clé du projet marseillais.
Une entrée en jeu qui met le feu aux poudres
Les engagements ont volé en éclats lors du premier match. Alors que son équipe était menée au score, le sélectionneur gabonais Thierry Mouyouma a fait entrer Aubameyang sur le terrain dès la 33e minute. Une décision qui a provoqué un véritable séisme du côté de la Commanderie. La direction de l'OM perçoit cet acte comme une rupture unilatérale du protocole et un manque de respect flagrant.
La colère est à son comble. Le club phocéen, qui gère la condition physique de son buteur avec une attention méticuleuse, redoute par-dessus tout une rechute. Cette inquiétude est d'autant plus vive que le calendrier de janvier s'annonce infernal, avec huit rencontres prévues sur quatre fronts différents.
Aubameyang, l'otage d'un bras de fer
Au centre de cette tempête, l'attaquant de 36 ans se retrouve dans une position délicate. Tiraillé entre son club, qui le paie et compte sur lui pour la suite de la saison, et sa sélection nationale, pour laquelle il dispute probablement sa dernière CAN. Son implication avec les Panthères est totale, mais il est aussi conscient des risques que cette surexposition fait peser sur sa fin de campagne avec Marseille.
Le mal est désormais fait. Alors qu'Aubameyang est toujours sous le maillot gabonais, le staff marseillais va scruter chaque minute de jeu avec anxiété. Cette affaire a créé une fracture profonde entre deux institutions aux intérêts divergents : la santé à long terme d'un joueur face à l'urgence immédiate d'un résultat en compétition internationale. Le joueur, lui, pourrait bien en être la première victime.
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