Le comité disciplinaire de la Fédération royale espagnole de football (RFEF) a infligé une lourde peine à Matias Almeyda. L'entraîneur de Séville est suspendu pour sept rencontres de championnat, ce qui constitue la sanction la plus sévère pour un technicien depuis douze ans.
Une accumulation d'infractions
Cette décision fait suite à l'expulsion d'Almeyda lors du match nul (1-1) contre Alavés. Le technicien argentin avait vivement contesté une décision de l'arbitre Iosu Galech avant de refuser de quitter le bord de terrain. La sanction, détaillée par la presse espagnole, se décompose en plusieurs motifs : deux matches pour protestation, un pour non-respect de l'expulsion, trois pour attitude désobligeante répétée et un dernier pour conduite désordonnée.
Une absence qui tombe au pire moment pour Séville
Cette suspension prive le banc sévillan de son leader pour une période clé. Almeyda manquera des chocs cruciaux contre le Betis, le Barça ou l'Atlético de Madrid. Son retour n'est théoriquement prévu que le 22 avril face à Levante. Dans l'intervalle, son adjoint Omar Zarif devrait assurer l'intérim.
La situation est critique pour le club andalou, actuellement treizième de Liga et seulement deux petits points au-dessus de la zone de relégation. L'absence de son entraîneur pour la moitié des quatorze matches restants complique sérieusement la mission de maintien.
Des suspensions qui s'accumulent
L'équipe devra aussi composer sans deux joueurs importants. Juanlu Sanchez, expulsé lors du même match, écope d'un match de suspension. Le milieu Joan Jordan, présent sur le banc et également exclu, manquera la rencontre à Getafe et le derby au Benito Villamarín.
Cette sanction record pour un entraîneur rappelle celle subie par Diego Simeone en 2014. Le « Cholo » avait alors été suspendu pour huit matches après la Supercoupe d'Espagne. Le message des instances disciplinaires est clair : elles entendent durcir le ton face aux comportements excessifs sur les bancs.
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