La Serie A a connu une soirée riche en rebondissements et en tensions ce week-end. Alors que la polémique enfle après le choc entre l'Inter et la Juventus, c'est sur la pelouse du Diego Armando Maradona que le spectacle a pris une tournure décisive.
L'entrée décisive d'Alisson Santos
Le match entre Naples et la Roma tenait toutes ses promesses. Les Giallorossi, menés par un Donyell Malen en grande forme, croyaient à la victoire après avoir repris l'avantage. L'ailier néerlandais avait en effet inscrit un doublé, répondant à l'égalisation de Leonardo Spinazzola. Mais Antonio Conte a sorti sa dernière carte du banc : Alisson Santos. L'entrée en jeu de l'ancien joueur du Sporting CP a tout changé. Le Brésilien a trouvé la faille dans les arrêts de jeu, offrant un point inespéré au Napoli et verrouillant ainsi la troisième place du classement au détriment des visiteurs. Une entrée qui a littéralement glacé le stade Maradona.
Tempête autour d'Inter-Juve
L'autre temps fort de la journée se situe loin des pelouses. La rencontre entre l'Inter et la Juventus, déjà houleuse sur le terrain, a généré une violente controverse en coulisses. La Fédération italienne de football (FIGC) a ouvert une enquête sur des incidents survenus dans les tunnels du stade, évoquant des comportements assimilables à ceux d'un ring. Des sanctions pourraient tomber, visant potentiellement plusieurs figures du football italien.
L'arbitrage est également sous le feu des critiques. Le président de la Juventus, John Elkann, a personnellement contacté le président de la FIGC, Gabriele Gravina, pour exiger plus de respect et des solutions face à ce qu'il perçoit comme des erreurs répétées. Il a insisté sur la nécessité de défendre la crédibilité du calcio. Dans le même temps, l'arbitre central de la rencontre, La Penna, a été la cible de menaces de mort, l'obligeant à déposer plainte.
Rocchi dénonce la simulation
Le chef des arbitres italiens, Gianluca Rocchi, est monté au créneau pour dénoncer un fléau grandissant : la simulation. Sans nommer directement de joueur, ses commentaires font clairement écho à des actions contestées lors du match, notamment impliquant le défenseur italien Alessandro Bastoni. Rocchi a fustigé les tentatives systématiques des joueurs pour tromper l'arbitre, un phénomène qu'il juge trop fréquent. Bastoni, par ailleurs visé par une vague d'insultes en ligne, a choisi de se retirer temporairement des réseaux sociaux avec son épouse pour se protéger.
La douleur continue pour le Torino
Enfin, à Turin, l'ambiance reste lourde du côté du Torino. Malgré un match nul obtenu contre Bologne qui redonne un peu d'air, le président Urbano Cairo a été conspué par une partie du public pendant toute la rencontre, dans un stade à moitié vide. Une situation difficile que l'entraîneur, cependant, semble relativiser, affirmant ressentir malgré tout la confiance du club.
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